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Les pharmaciens habilités à faire passer des tests

Un arrêté ministériel du 11 juin 2013 autorise les pharmaciens à pratiquer des tests de dépistage de la glycémie, de la grippe et des angines. A part un kit de dépistage et un chronomètre, cet examen rapide ne nécessite pas de grandes compétences médicales, indique Le Parisien/Aujourd'hui (page 16). "Quand un client réclame des médicaments pour un mal de gorge, explique une pharmacienne, nous lui posons d'abord quelques questions. Si ses symptômes durent plusieurs jours, que sa température n'est pas très élevée et que sa gorge est gonflée, nous suspectons une angine bactérienne et nous lui proposons le dépistage."

Gratuit ou facturé quelques euros, ce dépistage de l'angine permet en trois minutes d'identifier si elle est d'origine virale ou bactérienne. Si elle est virale, des traitements (sprays antiseptiques, suppositoires, paracétamol…) lui sont alors proposés sans ordonnances. Si le diagnostic identifie une angine bacté­rienne, le pharmacien recommande au patient d'aller immédiatement consulter un médecin.

Même si son usage se veut "préventif", en ce sens où "il offre une première réponse à des gens qui n'iraient pas forcément consulter", explique une pharmacienne, les médecins sont plutôt critiques. Pour le président du syndicat de médecins généralistes, MG France, "ce test peut rendre service, mais il est incohérent sur le plan sanitaire". En effet, poursuit Claude Leicher, "il ne diagnostique que le streptocoque A, or il existe toute une variété de bactéries. On a voulu économiser une consultation chez les médecins, mais on peut passer à côté du problème".

 

Retour fragmenté de la loi famille

Tout n'est pas perdu pour le projet de loi sur la famille. Même si l'exécutif a repoussé lundi l'examen du texte de la ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, certaines de ses propositions pourraient à nouveau être présentées à l'Assemblée nationale après les élections municipales.

En effet, explique L'Opinion (page 3), quelques députés socialistes et écologistes "ont annoncé qu'ils allaient déposer des propositions de loi reprenant des points spécifiques du projet".

Première des mesures qui devrait être à nouveau présentée : la résidence alternée des enfants en cas de divorce. Cette disposition, qui est la plupart du temps réclamée par les pères, est encore trop peu sollicitée, observe un avocat, "parce que trop de magistrats ne la conçoivent que dans un schéma d'accord des deux parents". En 2012, le taux de demande de résidence alternée a tout de même été de 17,8%, un pourcentage qui pourrait être plus élevé si certains parents n'avaient pas peur de l'échec et en faisaient la demande plus systématiquement.

Autre mesure du projet de loi qui pourrait resurgir : la reconnaissance du statut de beaux-parents. "Sauf à les adopter, celui-ci n'a aujourd'hui pas d'autorité légale sur les enfants du conjoint", précise L'Opinion. Par exemple, il n'a pas le droit d'aller chercher les enfants du conjoint à l'école, de les conduire chez le médecin. Pourtant, selon l'Insee on es­time à 1,5 million le nombre d'enfants vivant dans 720.000 familles recomposées.

Dernière proposition de Dominique Bertinotti susceptible de ressusciter : l'accès aux origines des enfants nés sous X. La ministre avait plaidé pour l'instauration d'un "accouchement protégé", lequel permettait aux enfants nés sous X d'accéder à certaines données à leur majorité. Ces données concerneraient surtout les origines, mais pas l'identité de la mère dont l'anonymat serait conservé. Les informations recueillies permettraient à un enfant, par exemple, atteint d'une maladie génétique ou ayant besoin d'une greffe, de pouvoir accéder à des soins avec davantage de facilité.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)