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Les oubliés de la Protection universelle maladie

Censée mettre un terme aux ruptures de couverture santé, la Protection universelle maladie (Puma) a eu un effet contraire pour de nombreux assurés, qui ont vu leur affiliation radiée. En cause, un dysfonctionnement dans le transfert de certaines données administratives.

Lancée par l'ancienne ministre de la Santé, Marisol Touraine, la Protection universelle maladie (Puma) "devait permettre à toute personne majeure résidant en France d’être assurée directement auprès l'assurance maladie, de manière totalement autonome et sans discontinuité", rappelle Le Parisien. Une mesure qui concernait deux millions de personnes sur les 43 millions d’assurés du régime général.

Depuis le 1er janvier 2016, ce dispositif vise à prendre en charge les frais de santé de toute personne qui travaille ou réside en France de manière stable et régulière.

Il en est donc fini, explique le quotidien, des situations "où madame qui ne travaille pas est « ayant droit de son mari », inscrite sur sa carte Vitale. Fini les ruptures de couverture à l’occasion d’un divorce, d’un licenciement…".

L'intention était bonne, observe Le Parisien, sauf que la mise en place de la Puma a été victime de "couacs" techniques, qui ont provoqué la radiation de très nombreuses personnes.

En effet, suite à un échange défaillant de fichiers entre administrations, la résidence d'un million de Français n'a pu être définie. Si 740.000 assurés ont pu résoudre leur cas à la fin décembre 2018, 320.000 doivent encore "justifier sur pièces de leur état civil", et de la stabilité de leur résidence, afin de recouvrer une affiliation.

Les justificatifs réclamés sont nombreux, et remontent loin dans le temps. Parfois ils sont demandés à plusieurs reprises, pour cause de chevauchement des démarches ou de perte dans les bureaux. De fait, les queues s'allongent devant les caisses d'assurance maladie. Même si elle fait son mea culpa, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) indique au Parisien qu'"aucune rupture de couverture n'affecte les personnes lors du changement de statut". "Les droits, assure-t-elle, ne sont fermés que, lorsque, au bout de 75 jours, deux courriers sont restés sans réponse".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)