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Les oubliées de la campagne

"On aimerait que les candidats à l'élection présidentielle se préoccupent des enjeux démographiques de la France pour les dix années à venir, période durant laquelle le nombre des personnes de plus de 85 ans va pratiquement doubler dans notre pays", a déclaré hier Pascal Champvert, président de l'Association des directeurs d'établissements d'hébergement pour personnes âgées, dans le quotidien La Croix (page 6). Il demande aux candidats qu'ils expliquent "quel va être leur programme, comment ils vont le financer et le nécessaire rattrapage du retard de notre pays en matière d'aide aux personnes âgées".

Près de quatre ans après la canicule, Pascal Champvert dénonce le "silence assourdissant" des postulants au plus haut niveau de l'Etat sur le défi du vieillissement. "Il suffit d'aller voir sur Internet les blogs des candidats pour constater que cette question n'est pratiquement pas abordée", regrette-t-il.

En écho, Joëlle Le Gall, présidente de la Fnapaef (personnes âgées et leur famille), affirme dans Le Parisien/Aujourd'hui (page 12) qu'il "faudrait créer 40.000 places d'établissement immédiatement. Le plan grand âge de Dominique de Villepin ne prévoit que 25.000 places sur cinq ans". Pour elle, il conviendrait de disposer de "8 professionnels pour 10 résidents, comme en Allemagne, et le plan n'en prévoit que 6,5 dans cinq ans".

Pour ces deux associations, "tout repose sur la famille alors que cela devrait relever de la solidarité nationale". "Au total, nos propositions coûteraient entre 7 et 8 millions d'euros, ça paraît colossal, mais ce n'est qu'un point de CSG", estiment-elles.

Par ailleurs, Philippe Bas, ministre délégué aux Personnes âgées, a annoncé hier qu'il présentera le 14 mars un plan de lutte contre la maltraitance des personnes âgées en maisons de retraite, rapporte le quotidien Les Echos (page 4). Le ministre a également annoncé qu'une instruction générale allait être prochainement adressée aux Ddass pour que les contrôles soient "multipliés" dans les maisons de retraite.

Philippe Bas prévoit aussi d'installer, le 21 mars, une Agence nationale d'évaluation des établissements médico-sociaux. Elle sera chargée d'accréditer les maisons de retraite. Un numéro d'appel (08 92 68 01 18) sur la maltraitance des personnes âgées dépendantes sera prochainement lancé.