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Les nouveaux contrats responsables

Les nouvelles règles des contrats responsables sont entrées en vigueur le 1er avril. Celles-ci fixent notamment des plafonds et des planchers de remboursement pour les lunettes, de 50 euros minimum à 470 euros maximum pour des verres simples et de 200 à 750 euros pour des verres complexes (850 euros pour des verres très complexes). "Dépenser moins pour les lunettes permettra peut-être de mieux rembourser les audioprothèses mal prises en charge", espère un acteur du secteur, cité dans Le Figaro-économie (page 21). L'objectif est aussi, poursuit Le Pari­sien/Aujourd'hui (page 8), d'enrayer l'inflation des prix de l'optique.

Dans la même logique, les nouveaux contrats responsables ne prendront pas en charge les dépassements d'honoraires "au-delà de 125% du tarif de la Sécurité sociale jusqu'en 2017 et ensuite 100%", pour les médecins signataires d'un contrat d'accès aux soins (Cas), rappelle Le Figaro-économie.

Comment savoir si son médecin a signé un Cas ? En allant sur le site Internet de l'assurance maladie : www.ameli.fr. "Ce n'en est pas moins un véritable choc de complexification pour les assurés", ob­serve, dans le supplément économique du Figaro, Véronique Cazals, chargée de la protection sociale à la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA).

L'arrivée des nouveaux contrats responsables intervient dans "un paysage en plein chamboulement pour les complémentaires santé", indique, dans Le Figaro-économie, le délégué général de la Mutualité Française, Jean-Martin Cohen Solal. Le secteur doit, en effet, faire face à la généralisation de la complémentaire santé, à partir du 1er janvier 2016. Un grand "chamboulement" qui intervient dans un contexte de concurrence accrue, qui voit notamment l'arrivée des "bancassureurs" sur le marché des contrats collectifs.

Lors de sa venue au congrès de la Mutualité Française, qui se tiendra du 11 au 13 juin à Nantes, le président de la République, François Hollande, "précisera-t-il comment il compte, dans la dernière année et demie de son quinquennat, généraliser à tous les Français, et pas qu'aux salariés, la complémentaire santé ?", s'interroge Guillaume Guichard, en conclusion de son article du Figaro-économie.

A lire aussi – Partenariat entre La Mutuelle générale, Malakoff Médéric et La Banque postale

A partir d'aujourd'hui, La Banque postale va proposer "une offre de santé collective", en partenariat avec La Mutuelle générale et Malakoff Médéric, en vue de la généralisation de la complémentaire santé, annoncent Les Echos (page 27). Les trois groupes ont annoncé hier la signature d'un partenariat. Cette nouvelle offre s'appuiera sur l'expertise de La Mutuelle générale et de Malakoff Médéric en matière de produits et services d'assurance collective.

Comme l'indique le journal économique, La Banque postale cible les TPE et PME de moins de cinquante salariés, qui représentent une grande partie des entreprises à couvrir dans le cadre de la généralisation de la complémentaire santé. L'objectif est de réaliser "de 16.000 à 17.000 contrats santé d'entreprise pendant la campagne ANI", précise Catherine Kerrevel, directrice générale de La Banque postale assurance santé.

Cet organisme nourrit également "de grands espoirs" dans l'intérêt des salariés à souscrire des couvertures facultatives supplémentaires pour renforcer la complémentaire santé mise en place par leur entreprise. En assurance santé indivi­duelle, La Banque postale veut "renforcer sa présence sur les seniors", qui constituent déjà la moitié de son portefeuille.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)