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Les « labos » rechignent aux économies

La Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) doit dévoiler mardi prochain ses propositions pour remédier au dérapage des dépenses de santé constaté depuis le début de l'année. La Cnam envisagerait notamment des baisses de prix des médicaments ayant un générique et de généraliser, à tous les départements (20 actuellement), la suppression du tiers payant pour les assurés refusant la substitution. Ce plan d'économies est évalué à environ 300 millions d'euros.

Ces mesures ont été rejetées en bloc hier par le Leem, qui défend les intérêts de l'industrie pharmaceutique, soulignent Les Echos (page 23). Pour éviter que le gouvernement ne se laisse tenter par les seules baisses de prix des médicaments, les laboratoires lui suggèrent rien moins que de dérembourser certains d'entre eux et de rembourser les pathologies bénignes des patients en ALD à 35% (au lieu de 100%), indique La Tribune (page 7). Qui paierait dans ce cas-là ? Les mutuelles, malheureusement coutumières de ce type de transfert de charges.

Le Leem rappelle aussi à Nicolas Sarkozy ses promesses électorales aux industriels du médicament. Il demande au gouvernement d'organiser, avant la fin de l'année, un Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) "refondateur", qui examinerait cinq chantiers "prioritaires", rapporte La Tribune. Parmi les priorités des "labos" figurent la suppression des taxes spécifiques au secteur, le développement de nouveaux programmes de recherche public-privé, le soutien aux exportations et au développement de leurs capacités industrielles…

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"Nous sommes impatients de participer au groupe de travail. La TVA sociale ne peut avoir d'intérêt que si elle permet de transférer vers la taxe sur la valeur ajoutée une partie des charges des entreprises, notamment les cotisations familiales", estime Laurence Parisot, présidente du Medef, dans un long entretien au Figaro-économie (page 28). Elle y voit "le moyen de rendre les entreprises plus performantes".

Le Premier ministre a reconnu hier à Nantes que la TVA sociale était une idée "juste", mais "pas simple". Dans un entretien à Libération (pages 11 et 12), Eric Besson, chargé d'une mission de réflexion sur la TVA sociale, explique qu'il compte "tirer les leçons des expériences menées en Allemagne et au Danemark". "Là-bas la TVA sociale fait l'objet d'un large consensus au sein du patronat et des syndicats, […] mais la structure des prélèvements obligatoires est différente de la nôtre et l'impôt sur le revenu est plus élevé", reconnaît le secrétaire d'Etat chargé de la Prospective. Ce thème s'est imposé cette semaine comme un enjeu important du second tour des élections législatives, l'opposition s'efforçant de mettre le gouvernement dans une position défensive.