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Les infections sexuelles font de la résistance

Les gonocoques résistent de plus en plus aux antibiotiques. Ces agents infectieux sont responsables de la blennorragie, plus célèbre sous le nom de "chaude-pisse". La France, où ce taux de résistance est le plus fort, se trouve confrontée à un nombre croissant d'infections sexuellement transmissibles difficiles à soigner. Une autre bonne raison de renouer avec le préservatif et les pratiques de prévention !

Blennorragie, syphilis, sida, hépatite B… le meilleur moyen de se protéger d'une infection sexuellement transmissible, c'est sans nul doute de mettre un préservatif ! Extrêmement contagieuses et en perpétuelle augmentation, les infections sexuelles font aussi de plus en plus de résistance aux antibiotiques ! Dans ces conditions, il va être de plus en plus difficile de s'en débarrasser. C'est notamment le cas de la chaude-pisse ! Cette infection sexuellement transmissible (IST), appelée blennorragie, est causée par une bactérie : le gonocoque. Or, le nombre de souches de gonocoques résistantes aux antibiotiques s'est accru de 48 % entre 2002 et 2004, révèle l'Institut de veille sanitaire (IVS). Cette hausse est inquiétante : elle signe le manque d'efficacité des traitements antibiotiques pour un nombre croissant d'infections sexuellement transmissibles.

La résistance à la ciprofloxacine, un antibiotique largement utilisé dans le traitement des IST, est plus importante en France que dans les autres pays européens. Les derniers résultats font état de 30,2 % de souches résistantes à cet antibiotique en 2004, contre 12,8 % en 2003.

Les antibiotiques, c'est pas automatique !

Malheureusement, la résistance aux antibiotiques ne se limite pas aux seules infections sexuelles. La France fait aussi figure de mauvaise élève vis-à-vis du pneumocoque, ce germe responsable d'infections pulmonaires et d'otites qui touche plus particulièrement les personnes âgées et les enfants. Bien que le taux de résistance soit passé de 55 % en 2001 à 50 % en 2003, "la France reste le pays européen où ce taux est le plus élevé, déplore l'IVS. Il faut espérer que les recommandations pour un meilleur usage des antibiotiques commencent à porter leurs fruits…" .

La prescription massive ou mal ciblée d'antibiotiques expose en effet les Français à une augmentation dangereuse de la résistance bactérienne. Une situation qui est même jugée alarmante par l'IVS. Pourtant, suite à la campagne menée par la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), "Les antibiotiques, c'est pas automatique", la consommation de ces médicaments a diminué de 13 % depuis 2002. En 2005, les français ont acheté 35 millions de boîtes d'antibiotiques, contre 40 millions en 2002. Mais pour de nombreux professionnels de santé, cette baisse est encore insuffisante.