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Les infections sexuellement transmissibles en forte hausse

Entre 2012 et 2016, le nombre de personnes diagnostiquées porteuses d'infections sexuellement transmissibles (IST) a triplé. Les jeunes sont particulièrement concernés, surtout pour les infections à chlamydia et à gonocoque.

En 2016, 267.097 personnes ont contracté une infection à chlamydia trachomatis et 49.628 une infection à gonocoque. Soit, trois fois plus qu'en 2012.

Dans le premier cas, indiquent les chiffres publiés le 18 juillet 2018 par Santé publique France, les femmes de 15 à 24 ans sont les plus atteintes (38%), surtout en Ile-de-France et en Guadeloupe. Dans le second cas, ce sont les hommes (73%), sauf dans les Dom-Tom.

L'infection à chlamydia trachomatis est l'une des infections sexuellement transmissibles (IST) les plus fréquentes et contagieuses, explique Le Monde. Une infection silencieuse dépourvue de symptômes apparents, uniquement dépistable par frottis vaginal. Elle s'attaque aux trompes utérines, ce qui en fait la principale cause d'infertilité féminine.

Elle est également responsable de douleurs chroniques, de fragilisation des muqueuses, d'augmentation du risque de contamination par le VIH et peut se transmettre de la mère à l'enfant, liste La Croix.

Les hommes sont également touchés et peuvent transmettre la chlamydiose à leur partenaire. De fait, tous sexes confondus, 491 cas ont été comptabilisés pour 100.000 habitants en 2016.

L'infection à gonocoque, qui là encore concerne surtout les 15-24 ans essentiellement masculins, est plus couramment appelée blennorragie. Elle se caractérise par des brûlures et des douleurs dans le bas-ventre, et se diagnostique par prélèvement ou prise de sang. En 2016, 131 hommes pour 100.000 habitants ont été identifiés comme porteurs, contre 55 femmes.

Plusieurs facteurs expliquent la hausse de ces IST. Tout d'abord, relève dans 20 Minutes, Florence Lot, responsable de l'unité VIH-Sida IST à Santé publique France, "l'activité de dépistage est plus importante qu'avant les années 2000 et la sensibilité des tests utilisés s'est améliorée. Par ailleurs, dans 9 cas sur 10 ces infections ne sont pas accompagnées de symptômes". Non traitées, puisque non repérées, ces infections sont par conséquent diffusées avec la multiplication des partenaires lors de rapports non protégés. D'où ce rappel : le préservatif est la seule protection contre les IST.

Un réflexe qui est loin d'être systématique pour les jeunes, souligne le site de RFI, comme en témoigne une étude menée par la mutuelle Smerep : seulement 43% des étudiants utilisent un préservatif à chaque rapport. Aussi, aux jeunes qui entretiennent une relation stable, mais décident de se passer de la protection en latex, Florence Lot recommande-t-elle de se faire tester, ainsi que leur partenaire. Soit chez un médecin traitant, un gynécologue, un dermatologue-vénérologue ou dans un Centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGGID), voire dans les centres de planification ou d'éducation familiale. Un traitement antibiotique rapide et efficace leur sera prescrit, de sorte à limiter les dégâts et la diffusion de ces infections.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)