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Les femmes, premières victimes de la pauvreté

En 2010, il y avait en France 8,6 millions de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté. Parmi celles-ci, détaillent Les Echos (page 14) à l'appui d'un rapport publié hier par le Conseil économique, social et environnemental (Cese), 4,7 millions étaient des femmes et 3,9 millions des hommes.

Cette pauvreté touche particulièrement les femmes seules, souvent avec enfants, et qui "cumulent emplois précaires et difficultés d'accès au logement et aux soins", relève Libération (page 13). De par leur situation, estime le professeur Henri Joyeux, l'un des rapporteurs du Cese, par ailleurs cancérologue et chirurgien, cité dans Libération, ces femmes vivent "dans le stress, achètent n'importe quoi pour manger, ont des problèmes de surpoids, dentaires. Dans ce tableau, l'homme qui doit payer une pension alimentaire ne s'en acquitte souvent pas".

Autre caractéristique préoccupante : la probabilité d'occuper un poste d'employé non qualifié est 2,1 fois plus forte chez les femmes que chez les hommes, précise le quotidien. D'après les chiffres figurant dans cette étude, celles-ci sont "surreprésentées dans les métiers peu qualifiés". Souvent, il s'agit de services aux particuliers, d'activités liées à l'entretien ou d'emplois dans le com­merce, où "la proportion de celles qui travaillent à temps partiel est souvent supérieure à la moyenne".

Evidemment, les salaires vont de pair avec ces durées de travail réduites, si bien que beaucoup de ces femmes sont contraintes d'avoir recours au revenu de solidarité active (RSA). En 2010, elles représentaient 57% des allocataires. Une des conséquences directes de ces faibles niveaux de revenus est le renoncement aux soins. Ainsi, rapporte Libération, 18,5% des femmes ne se soignent pas faute de moyens, contre 12,3% des hommes.

Frédéric Lavignette