Les enjeux de la médecine prédictive

La seconde édition du Monde Festival, organisée par le journal éponyme, aura lieu du 25 au 27 septembre à Paris sur le thème "Changer le monde". Parmi la trentaine de débats prévus, celui sur "les enjeux de la médecine prédictive" se tiendra le samedi 26 septembre à 17 h 30, à l'Opéra Bastille. Il réunira Thierry Beaudet, président du groupe MGEN, Catherine Bourgain, généticienne, Anne-Cambon-Thomsen, médecin, et Miroslav Radman, membre de l'Académie des sciences, indique le supplément Festival du Monde (page 5).

Ce débat tentera de répondre aux nombreuses questions économiques et éthiques posées par la médecine prédictive. Que pourra-t-on prédire ? Faudra-t-il tout dire aux patients ? Comment concilier les intérêts du patient avec le risque de voir les assureurs, employeurs ou banquiers s'immiscer dans notre intimité génétique ?

Ce monde est porteur d'immenses espoirs, mais aussi d'une part d'inquiétude. Incontes­tablement, les progrès de la prévention, du diagnostic, du soin et du suivi vont s'accélérer.

"Le monde change à grands pas et dans les domaines qui intéressent le groupe MGEN : la santé et la protection so­ciale, écrit Thierry Beaudet dans Le Monde-Festival (page 15). Ce monde est porteur d'immenses espoirs, mais aussi d'une part d'inquiétude. Incontes­tablement, les progrès de la prévention, du diagnostic, du soin et du suivi vont s'accélérer."

Thierry Beaudet pose ensuite un certain nombre d'interrogations : ces évolutions "cadreront-elles toujours avec les aspirations des citoyens ? Seront-elles compatibles avec les ressources budgétaires futures ? Ne risquent-elles pas d'être facteurs de ségrégation au point de faire le lit d'une médecine à deux vitesses ?". Changer le monde, poursuit-il, "c'est pour nous, garantir un accès aux meilleurs soins pour tous, c'est changer le regard sur le handicap et la différence, c'est éradiquer l'obscurantisme et l'intolérance". "Par nos aspirations, laïques et mutualistes à être ensemble, à vivre ensemble, à faire ensemble, nous tissons du lien social face aux multiples déséquilibres de notre temps", conclut-il.

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Naissance d'un "nouveau géant" mutualiste

Partis à trois pour constituer un nouveau groupe mutualiste, Adrea mutuelle, Apréva mutuelle et Eovi MCD mutuelle ont été rejoints par Solimut, une union rassemblant dix mutuelles. "Leur rapprochement va ainsi donner naissance au numéro trois de la santé en France, derrière les deux grands ensembles qui doivent se former autour d'Harmonie mutuelle et de la MGEN, d'une part, et de la Mutuelle générale et de Malakoff-Médéric, d'autre part", indiquent Les Echos (page 28). Les quatre partenaires totalisent plus de 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 3,7 millions de personnes protégées, précise le quotidien économique. Les membres de la future UMG se rassembleront derrière "une marque com­mune" et "une stratégie commune", indique, dans Les Echos, Patrick Brothier, président d'Adréa. Ces derniers envisagent également de présenter une gamme de services plus large que la couverture santé à leurs adhérents. "Notre point fort est que nous sommes des spécialistes de la santé, estime Maurice Ronat, président d'Eovi MCD. Notre point faible est que nous restons monoproduit. La prochaine étape sera donc celle de diversification de nos entreprises." Comme le note le quotidien économique, Adréa mène actuellement avec la Matmut un test de commercialisation de produits IARD (Incendie, accidents et risques divers) dans certaines de ses agences.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)