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Les dépassements d’honoraires se stabilisent… à un niveau élevé

"Les médecins libéraux commencent à modérer leurs tarifs", annoncent Les Echos (page 6), qui présentent les chiffres communiqués hier par la Caisse natio­nale d'assurance maladie (Cnam) sur le vo­lume des dépassements d'honoraires enregistrés en 2013.

L'an dernier, le taux de dépassement moyen par rapport au tarif remboursable était ainsi de 56,3%, contre 56,7% en 2012. En réalité ce repli, qui "peut sembler extrêmement faible", marque surtout "un coup d'arrêt par rapport à la tendance des années précédentes, qui ont vu la facture grimper très rapidement". Car si infléchissement il y a, "ces dépassements se stabilisent à un niveau très élevé" ne manque pas de relever Jean-Francis Pécresse dans son éditorial (page 11). En clair, si nul ne se plaint de ce fléchissement en périodes de difficultés, "il n'y a pas matière à s'en réjouir".

Selon le journaliste Vincent Collen, l'une des explications à ce recul est "la crainte des sanctions". Pour lutter contre les pratiques tarifaires excessives, rappelle Le Figaro (page 22), un dispositif a en effet été mis en place début 2013, à partir de l'accord conclu en octobre 2012 sur les dépassements d'honoraires. Par exemple, tout médecin qui réclamerait à ses patients des honoraires supérieurs en moyenne à 150% du tarif opposable, encourt le risque d'un déconventionnement, c'est-à-dire l'exclusion de la Sécurité sociale.

Depuis le mois d'août, près de 1 000 lettres d'avertissement ont été envoyées par l'assurance maladie à des médecins. Et cette semaine, seulement trois d'entre eux ont écopé d'une interdiction de dépassements, et uniquement pour deux mois.

Le ministère de la Santé met en avant la "vertu pédagogique des sanctions", rapporte Le Figaro, et mise sur le contrat d'accès aux soins (CAS) pour pérenniser cette tendance. Pour le quotidien, ce dispositif "fait figure de carotte", puisqu'il offre des baisses de charges sociales aux praticiens qui acceptent de geler leurs dépassements. C'est dans cette logique qu'Etienne Caniard a proposé hier (L'Est républicain, Le Républicain lorrain, L'Alsace, Le Dauphiné libéré, La Correspondance économique) que les nouveaux contrats responsables et solidaires prennent en charge les dépassements des médecins adhérents au CAS n'excédant pas 100% du tarif de la Sécurité sociale (lire article pages 1 et 2).

 

Le surpoids touche la moitié des Français

Les trois-quarts (76%) des Français se considèrent globalement en bonne santé, mais 30% sont en surpoids, et 16% carrément obèses, malgré une bonne alimentation et des activités physiques régulières.

Ces informations, rapportées par Les Echos (page 16) proviennent d'un sondage réalisé par OpinionWay à l'initia­tive de la Mutuelle générale de l'Education nationale (MGEN). On y apprend précisément, écrit Le Parisien/Aujourd'hui (page 14), que les 46% de Français qui se sentent en surpoids disent consommer une moyenne de 3,4 fruits et légumes par jour, et que leur dépense physique régulière ne suffit pas à compenser une alimentation par ailleurs abondante.

"Le problème, commente le quotidien, c'est que l'on est sédentaire de plus en plus tôt" et que les aliments industriels sont trop riches. Les enfants passent plus de temps devant leurs tablettes ou la télévision qu'à se dépenser physiquement, explique une diététicienne, et 9% des jeunes adultes sont déjà obèses.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)