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Les collectivités locales au régime

Les collectivités locales vont devoir réaliser 13 milliards d'euros d'économies d’ici 2022, a annoncé hier le gouvernement, dans le cadre de la première Conférence des territoires.

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a indiqué hier que la réduction des dépenses des collectivités locales devra finalement atteindre 13 milliards d'euros d'ici 2022, soit 3 milliards de plus que prévu dans le programme présidentiel d'Emmanuel Macron (Liberation).

"C'est plus que quelque chose que nous ne voulons pas", a réagi François Baroin, président de l'Association des maires de France (AMF). "On ne peut pas s'essuyer une nouvelle fois les pieds sur les collectivités locales", a ajouté ce sénateur-maire de Troyes (Aube), sur LCI, estimant que le nouvel effort demandé "fait qu'on passerait sous la ligne de flottaison".

Pour sa part, le président de la République a annoncé au Sénat l'ouverture d'une "réflexion profonde" sur "la refonte de la fiscalité locale", devant aboutir d'ici "au printemps prochain". Emmanuel Macron a évoqué la possibilité de prélever "une part de CSG ou de CRDS" pour compenser la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages entre 2018 et 2020. "Nous ne procéderons pas par une baisse brutale des dotations", a promis Emmanuel Macron, et ce, a-t-il ajouté, alors que "la logique budgétaire consisterait à diminuer les dotations en 2018", rapporte Le Figaro.

Le chef de l'Etat entend responsabiliser les élus locaux en leur demandant de réduire d'eux-mêmes les dépenses de leur collectivité. Mais ceux qui ne joueraient pas le jeu verraient leurs dotations baisser l'année suivante, a-t-il prévenu. "Sur le front fiscal, les maires devront aussi faire le deuil de la quasi-totalité de la taxe d'habitation", constate Le Figaro.

Le président de la République a rappelé sa volonté d'honorer sa promesse de campagne d'exonérer de cette taxe 80% des ménages et a laissé entrevoir, à terme, sa suppression totale. "Un impôt payé par 20% de la population n'est pas un bon impôt", a-t-il plaidé.

Dans un autre registre, Emmanuel Macron semble avoir entendu les demandes des élus ruraux, estime Le Figaro. Il a promis un moratoire sur la fermeture des classes dans les écoles primaires des communes rurales, le développement accéléré du très haut débit dans les zones qui en sont privées ainsi que la création d'une Agence nationale de la cohésion des territoires pour venir en aide aux communes et départements ruraux.

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John Sutton

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