Les AGF et Maaf Assurances déremboursent… les produits laitiers

Santé et marketing ne font pas bon ménage ! C’est "dans la plus grande discrétion", raconte Le Monde (page 13) que les AGF et Maaf Assurances ont décidé d’arrêter le remboursement de certains produits laitiers enrichis en stérols végétaux. On se souvient qu’ils avaient annoncé haut et fort à la fin 2005 leur intention de lutter ainsi contre le cholestérol et de réduire la mortalité cardiovasculaire.

Ces initiatives, basées sur un partenariat commercial avec Danone (pour les AGF) et Unilever (pour la Maaf), avaient été alors vivement contestées. Les associations de défense des consommateurs craignaient notamment que les usagers assimilent "un produit à un médicament". Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, avait mis en garde la Maaf, lui demandant de "vrais actes de prévention", rapporte Le Monde.

Les assurés des deux compagnies d’assurance n’ont, en tout cas, pas été dupes face à cette opération publicitaire. Sur l’année 2006, seulement 1 200 personnes ont acheté des produits anticholestérols de Danone, et à peine plus de 4 000 ceux d’Unilever. Un véritable flop ! Malgré tout, "on se refuse à parler d’échec", commente Le Monde. Aux AGF, d’autres initiatives seraient déjà à l’étude. "Nous continuerons d’aller dans le hors-soins", affirme l’assureur.

Même tonalité à la Maaf qui met en avant "une expérience de sensibilisation" dont la portée était "dès le départ" limitée à la seule année 2006. Selon son directeur du marketing et de la communication cité par Le Monde, la Maaf devrait mener d’autres actions "dans la prévention". L’assureur vient de lancer un forfait pour rembourser des frais de diététicien ou de nutritionniste. Cette fois, les "offres devraient être pérennes", ironise Le Monde. Pour le quotidien du soir, le jugement est sans appel. "L’association de consommateurs UFC-Que Choisir avait donc vu juste en reprochant aux deux assureurs “l’instrumentalisation scandaleuse de la santé à des fins purement marketing”"...

A lire aussi dans la presse - Droit au logement : une réalité ?

A partir du 1er décembre 2008, les personnes mal-logées pourront se tourner vers l’Etat pour obtenir un logement. Le projet de loi "instituant un droit au logement opposable" a été définitivement adopté hier. Les groupes UMP et UDF ont voté pour, le PS et le PC ont préféré s’abstenir, indiquent Les Echos (page 4). Le député socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec (Val-de-Marne) a regretté que le texte "comporte un grand objectif et des moyens dérisoires".

Concrètement, une personne n’ayant pas obtenu de réponse à une demande de logement pourra saisir une commission de médiation. Six catégories de "demandeurs les plus prioritaires" pourront le faire à partir du 1er décembre 2008, souligne Le Figaro (page 10), notamment les personnes handicapées, qui ont été ajoutées lors des débats parlementaires. Si les mal logés ont désormais un droit, reste désormais "à le rendre effectif", tempère L’Humanité (page 10).

Le texte comporte au final 76 articles, dont une bonne partie sans rapport avec le logement, complètent Les Echos. Les parlementaires ont notamment approuvé la création d’un crédit d’impôt pour les personnes non imposables qui utilisent des services à la personne. Un amendement étend cet avantage aux demandeurs d’emploi, ces derniers "pouvant être freinés dans leur retour à l’emploi du fait de l’impossibilité de faire garder leur enfant".

A lire aussi dans la presse - Deux fois plus d’obèses

Le nombre d’obèses a doublé en dix ans, titre Libération (page 20). Selon une étude de l’Insee, publiée hier, entre 1992 et 2003, le taux d’obèses en France est ainsi passé de 5 à 10 % chez les hommes, et de 6 à 10% chez les femmes. Au total, notre pays comptait en 2003, 3,6 millions d’obèses. Pour Le Parisien/Aujourd’hui (page 11), cette augmentation est plus marquée dans le Nord et l’Est qu’en Ile-de-France, et plus forte dans les milieux populaires. Autre indication : le surpoids touche davantage les hommes (35%) que les femmes (21%).