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Le programme santé du Premier ministre

Lors de sa déclaration de politique générale, Edouard Philippe a annoncé une série de mesures en matière de santé et de protection sociale.

C'était une promesse de campagne du candidat Macron : elle a été confirmée le 4 juillet 2017 par le Premier ministre, lors de sa déclaration de politique générale. "D'ici la fin du quinquennat, tous les Français auront accès à des offres de soins sans aucun reste à charge pour les lunettes, les soins dentaires et les aides auditives", a assuré Edouard Philippe, indique Libération. "Notre stratégie de santé devra rompre le cercle vicieux du renoncement aux soins", a poursuivi le chef du gouvernement. "Emmanuel Macron veut compenser le coût, estimé à 4 milliards d'euros, par une baisse des prix obtenue en introduisant plus de concurrence entre les complémentaires santé", explique Le Parisien.

Dans un autre registre, Edouard Philippe a promis pour septembre un plan de lutte contre les déserts médicaux "en bonne intelligence avec les collectivités territoriales et les acteurs du monde de la santé", notent Les Echos.. Outre les maisons de santé pluridisciplinaires, le gouvernement compte favoriser la télémédecine. La Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) annonce justement l'ouverture d'une négociation conventionnelle sur la télémédecine en 2018.

Par ailleurs, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018 devrait encourager "de nouveaux modes de rémunération" des professionnels de santé, "en mesurant la qualité des soins et en la faisant connaître", poursuivent Les Echos.

En matière de Sécu, le Premier ministre veut "remettre la Sécurité sociale à l'équilibre à l'horizon 2020", notent les Echos. Selon les chiffres officiels, et à la veille de leur réactualisation par la Commission des comptes de la Sécurité sociale, le déficit 2017 devrait atteindre 3,4 milliards d'euros. "Pour atterrir à zéro, il faudra accélérer les efforts dans la branche maladie, dont le déficit est attendu à 2,6 milliards cette année. Le gouvernement prépare plus de 4 milliards d'euros de coupes dans des dépenses attendues en forte progression", croit savoir le quotidien économique.

En outre, Edouard Philipe a confirmé le mouvement coordonné de la baisse des cotisations sociales et de la hausse de la CSG, qui "redonnera, dès 2018, du pouvoir d'achat à plus de vingt millions d'actifs", rapporte La Croix. Par ailleurs, le Régime social des indépendants (RSI) sera adossé au régime général de la Sécurité sociale, dès 2018, indique Le Parisien.

Enfin, le Premier ministre a annoncé que onze vaccins pour enfants, "unanimement recommandés par les instances pédiatriques", deviendront obligatoires, à partir de l'an prochain. "Des enfants meurent de la rougeole aujourd’hui en France… Dans la patrie de Pasteur, ce n’est pas admissible", a-t-il déclaré.

Autre mesure dans le domaine de la santé publique : l'augmentation du prix du paquet de cigarettes, qui sera porté progressivement à 10 euros (contre 7 euros en moyenne actuellement). "C’est une excellente nouvelle. En effet, seul le levier de l’augmentation des prix est efficace pour faire baisser la consommation. En moyenne, une hausse de 10 % fait baisser la consommation de 4 %", souligne, dans La Croix, le Pr Yves Martinet, président de l’Alliance contre le tabac.

 

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John Sutton

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