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Le nouveau gouvernement Fillon

Attendu depuis des mois, le remaniement ministériel a eu lieu ce week-end. Nicolas Sarkozy a reconduit François Fillon à la tête du gouvernement. Au total, ce nouveau gouvernement compte 30 ministres au lieu de 37. Il fait des "gagnants" et des "perdants", note Le Parisien/Aujourd’hui

"Nouvelle étape" pour les uns, "continuité" pour d’autres. En reconduisant ce week-end François Fillon à la tête du gouvernement, Nicolas Sarkozy n’a pas vraiment créé de surprise. Pourtant, la presse hésite aujourd’hui pour qualifier ce remaniement ministériel attendu depuis près de huit mois.
Dans ce nouveau gouvernement de 30 ministres au lieu de 37, le nombre d’entrants s’élève à 9 et celui des sortants à 16, compte Le Parisien/Aujourd’hui (pages 2 à 6). Une équipe resserrée, donc, dont la constitution a produit des "gagnants" et des "perdants", observe le quotidien.

Dans les rangs des premiers, le nom d’Alain Juppé apparaît en tête. Nommé ministre d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants, le maire de Bordeaux marque ainsi "le retour des chiraquiens" dans l’exécutif. Michèle Alliot-Marie, autre chiraquienne, reste au gouvernement et abandonne son poste de ministre de la Justice au profit de celui des Affaires étrangères, alors détenu par Bernard Kouchner, l’une des figures du camp des "perdants", aux côtés d’Eric Woerth, Rama Yade, Fadela Amara Jean-Marie Bockel ou encore Jean-Louis Borloo.

Ce dernier, auparavant ministre de l’Ecologie, quitte le gouvernement et cède sa place à Nathalie Kosciusko-Morizet qui fut sa secrétaire d’Etat. "Devenue numéro 4 du gouvernement", explique Le Figaro (pages 2 à 7), "Kosciusko-Morizet prend du galon" à la tête du ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.

Xavier Bertrand, hérite lui aussi d’un "super-ministère". L’ancien ministre du Travail et des Relations sociales entre 2007 et 2009 fait son retour au gouvernement en devenant ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé. A ce poste, écrivent Les Echos (pages 2 à 8), "il aura pour mission de lutter contre le chômage et de réconcilier le milieu médical avec la majorité" d’ici à 2012. Une tâche qu’il partagera avec Nora Berra, jusque-là secrétaire d’Etat aux Aînés, et nommée secrétaire d’Etat à la Santé.

Pour sa part, Roselyne Bachelot, devient ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale. C’est donc à l’ancienne ministre de la Santé qu’il appartient désormais de "gérer le grand chantier de la dépendance", note Libération (pages 2 à 11). Selon Les Echos, cette mission "ne sera pas facile, l’état des finances publiques laissant peu de place à une aide supplémentaire de l’Etat ou des collectivités locales, déjà très sollicitées pour le financement de l’Apa (allocation personnalisée d’autonomie)".

Avec le maintien de François Baroin à Bercy au titre de ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la réforme de l’Etat, le nouveau gouvernement Fillon conserve le principe de la séparation entre le suivi des dépenses de Sécurité sociale et la gestion de la santé. Si l’on y ajoute la nomination d’une secrétaire d’Etat à la Santé, force est de constater que les dossiers qui concernent aujourd’hui le monde mutualiste – assurance maladie, maintien de l’autonomie, prévention des maladies chroniques, entre autres – se trouvent dispersés entre plusieurs ministères… Un paradoxe pour un gouvernement resserré !

Cese : un nouveau président mardi
C’est demain mardi qu’aura lieu l’élection du nouveau président du Conseil économique, social et environnemental (Cese). "Soutenu par l’Elysée, l’actuel médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, part favori face au président de la Mutualité Française, Jean-Pierre Davant ", annonce La Tribune (page 5).

Ce soutien présidentiel est justement l’objet de nombre de critiques, note Le Figaro du jeudi 11 novembre (page 17). Ainsi, la CGT dénonce "une tentative de reprise en main de notre Assemblée par le pouvoir", indique le quotidien. "La CGT est en fait remontée contre la nomination de Raymond Soubie, le conseiller social du chef de l’Etat" parmi les personnalités qualifiées du Cese, décrypte Le Figaro.

De son côté, Jean-Pierre Davant estime que "si l’on politise à l’excès le Conseil au point d’en faire une annexe de l’Elysée, on le dénature et on le décrédibilise". Une position qui, pour l’Elysée, relèverait du "procès d’intention".

La Mutualité contre le bonus-malus en santé
Par la voix de son directeur général, interviewé sur RTL vendredi soir, la Mutualité Française s’est déclarée "contre" le procédé de bonus-malus mis en place par Thélem assurances pour son offre de complémentaire santé. Avec pour slogan "Pourquoi payer comme un malade quand je ne suis pas malade ?", cet assureur favorise ses adhérents qui ne sont pas malades au détriment de ceux qui le sont.

"On surcote les gens qui sont malades, par rapport à ceux qui ne le sont pas, s’indigne Jean-Martin Cohen Solal. Autrement dit : on fait payer davantage ceux qui sont malades." "On ne choisit pas d’être malade, insiste-t-il. Si en plus il faut payer très cher et être condamné pour sa maladie, c’est très grave! C’est l’inverse même de tous les principes de solidarité sur lesquels se basent la Sécurité sociale et la Mutualité. C’est l’inverse de nos valeurs."

Frédéric Lavignette