Le dépistage de l’hépatite B

Sournoise, l'hépatite B est une maladie grave qui progresse en France. Pour se soigner à temps et protéger ses proches, il est important de la détecter. Une simple prise de sang suffit.

Une maladie très contagieuse

L'hépatite B est une maladie du foie due à un virus cent fois plus contagieux que le sida ! En France, environ 300.000 personnes en seraient porteuses et susceptibles de le transmettre, principalement par voie sexuelle ou sanguine. Cette maladie passe généralement inaperçue. Mais, dans 10% des cas, elle se manifeste par différents symptômes : fatigue, amaigrissement, douleur au foie, nausées et jaunisse. Que leur hépatite soit complètement silencieuse ou accompagnée de symptômes, 10% des patients évolueront vers une hépatite chronique. A long terme, ils risquent une cirrhose, une insuffisance hépatique, voire un cancer du foie. Dans de rares cas, la maladie s'attaque immédiatement au cerveau : c'est l'hépatite "fulminante". Une urgence vitale !

Savoir… vite !

Les symptômes orientent le diagnostic du médecin vers une hépatite. Il prescrit une analyse de sang. Objectifs : rechercher la présence d'anticorps spécifiques, estimer le type d'hépatite B et son niveau de gravité. D'autres examens biologiques sont parfois nécessaires pour connaître l'historique de la maladie. En cas d'hépatite chronique, une PBH (ponction de biopsie hépatique) est pratiquée pour connaître l'état du foie.

Qui est concerné par le dépistage?

Les personnes qui ressentent les symptômes évocateurs d'une hépatite, les personnels soignants, les proches de malades, les grands voyageurs (Afrique, Asie et Amérique du Sud), les personnes ayant eu des relations sexuelles non protégées, les toxicomanes et les personnes atteintes du VIH.

Les traitements

En début d'hépatite, les seules mesures à prendre sont le repos, l'arrêt de certains médicaments (contraceptifs oraux, par exemple) et de l'alcool. L'hépatite B chronique active est traitée par des médicaments spécifiques : les interférons (alpha 2a ou alpha 2b) associés à la lamivudine, un antiviral.

Comment se protéger ?

Utiliser systématiquement des préservatifs pour les rapports sexuels et éviter l'échange de seringues usagées. Il faut aussi éviter de partager le matériel de toilette avec ses proches : brosses à dents, rasoirs… Un vaccin, recommandé pour les personnes à risque et les jeunes enfants, assure une immunité durable.

La prise en charge par la Sécurité sociale

Le dépistage est gratuit dans les centres anonymes des grands hôpitaux. Et, d'une façon générale, les consultations et les examens sont pris en charge au tarif habituel de la Sécurité sociale. Le vaccin est pris en charge à 65%.

La prise en charge par la mutuelle

Dans le cadre des contrats responsables, votre mutuelle a décidé…(à rédiger par la mutuelle).

Nadine Allain

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)