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Le coût des soins

Le coût moyen de la prise en charge d’un patient s’élève à 2.115 euros à l’hôpital public, contre 1.204 euros dans une clinique privée, selon l’étude annuelle de l’Agence technique de l’information sur l’hôpital (Atih), citée par Le Figaro-économie (page 22). Des chiffres à manier avec précaution, tempère l’agence, "les segments d’activités des deux secteurs étant différents".

"Reste que même en comparant plus précisément les coûts générés par des soins identiques et de même gravité, les cliniques restent plus efficientes", estime le quotidien. C’est notamment le cas en chirurgie. Un séjour pour la pose d’une prothèse de hanche simple coûte 16% moins cher dans le secteur privé. De même, la facture pour une intervention assez sévère sur l’intestin grêle et le colon est 30% plus légère en clinique.

Dans le domaine du cancer, l’Atih relève que le coût moyen de la prise en charge des affections malignes du système hématobiliaire et du pancréas est supérieur de 36% à l’hôpital. Mais les écarts sont moindres dans le domaine de l’obstétrique. L’accouchement d’un premier enfant par "voie basse" (sans césarienne) coûte "seulement" 11% de moins dans le privé.

Comment expliquer ces différences ? La Fédération hospitalière de France (FHF), qui représente le secteur public, fait valoir que les hôpitaux soignent généralement des patients plus gravement atteints, souvent en situation de précarité, et doivent donc rester plus longtemps hospitalisés. Un directeur d’hôpital reconnaît par ailleurs que les charges du personnel ainsi que le circuit de facturation grèvent les budgets.

Le secteur privé a sa propre interprétation. "L’assurance maladie paye aux cliniques les actes qu’elles prodiguent en moyenne 20 à 22% moins cher que les hôpitaux, affirme Thierry Béchu, secrétaire général de la FHP-MCO (chirurgie et maternités privées). Cette contrainte économique nous invite à être plus efficients. Sinon, nous sommes condamnés à mettre la clé sous la porte !"

L’économie sociale fait peau neuve

La version définitive du projet de loi sur l’économie sociale et solidaire (ESS) a été adoptée lundi soir en commission mixte paritaire à l’Assemblée. "En substance, le texte défendu par l’ensemble de la gauche a peu changé depuis le début", estime Libération (page 18). Comment la loi définit-elle l’ESS ? interroge le quotidien. Aux structures historiques (mutuelles, associations et coopératives) "vont s’ajouter des sociétés commerciales qui poursuivent un objectif d’utilité sociale, qui ont instauré une gouvernance démocratique et réinvestissent la majorité des excédents de gestion dans l’entreprise", explique le quotidien. "L’économie sociale et solidaire, ce n’est ni de la responsabilité sociale et environnementale, ni du social washing, ni du social business", souligne le secrétariat d’Etat à l’Economie sociale.

Qu’apporte le texte à ces sociétés ? Si la définition de l’économie sociale est un sujet sensible, "c’est parce que ces structures vont bientôt bénéficier d’un accès aux financements facilité par la Banque publique d’investissement (BPI)", estime Libération. "Nous souhaitons créer un écosystème favorable pour attirer des investisseurs privés. Les acteurs du secteur veulent sortir de la dépendance aux subventions", précise le secrétariat d’Etat.

"Une loi pour l’économie sociale et puis s’en va ?", s’inquiète L’Humanité (page 8), qui souligne, non sans scepticisme, que "le secrétariat d’Etat en charge du secteur a six mois pour rédiger la trentaine de décrets d’application". Le quotidien communiste reconnaît néanmoins que "ce texte législatif offre de réelles avancées à chacun des secteurs de cette économie alternative à celle du marché. A commencer par une définition claire et inclusive de ses acteurs."

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)