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L’Autorité de la concurrence va lancer une enquête sur la santé

Cette institution veut introduire plus de concurrence dans un secteur jugé "très réglementé".

Isabelle de Silva, présidente de l'Autorité de la concurrence, a annoncé hier le lancement d'une vaste enquête sectorielle sur la santé. "La proposition, qui émane du rapporteur général, tombe à pic pour l'exécutif, qui a des projets pour le secteur", indiquent Les Echos.

Le quotidien économique rappelle que lors de sa campagne, Emmanuel Macron a promis de "réviser l'encadrement des contrats d'assurance complémentaire et de mettre en place, d'ici à 2022, un reste à charge zéro sur les soins les plus coûteux : prothèses dentaires, auditives et lunettes".

Cette enquête devrait approfondir les sujets traités ces dernières années par l'Autorité en matière de santé. Pour Isabelle de Silva, ce secteur "très réglementé" n'est "pas assez ouvert à la concurrence", a affirmé la présidente, qui souhaite "saisir toutes les occasions pour le faire aller dans le bon sens". "Quitte à croiser le fer avec les nombreuses corporations du monde de la santé, à commencer par les ordres professionnels avec lesquels l'Autorité discute régulièrement", commentent Les Echos.

En décembre dernier, une étude de l'Autorité de santé sur les audioprothésistes a remis en cause leur modèle économique. "Un tiers des personnes devant être appareillées ne le sont pas", a déploré Isabelle de Silva, en raison d'un reste à charge avoisinant 2.000 euros par patient ! L'Autorité a recommandé de mettre fin au forfait "appareil et service", afin de réintroduire de la concurrence sur le prix des prothèses et sur la qualité du suivi.

Isabelle de Silva aimerait aussi "assouplir les contraintes" qui empêchent la délégation de compétences entre médecins et infirmiers par exemple. Dans un autre registre, estime le quotidien économique, " la concurrence dans le secteur pharmaceutique pourrait revenir sur le devant de la scène". Elle "figurait en bonne place dans le projet de loi Macron initial, mais ce volet avait finalement été sabré avant d'arriver au Parlement", rappelle le quotidien économique.

Enfin, le gouvernement hésite à déréglementer la pharmacie en ligne, contre la volonté de Bruxelles. En avril, l'Autorité de la concurrence a donné un avis défavorable à deux arrêtés qui créaient des contraintes "disproportionnées" pour vendre des médicaments sans ordonnance sur Internet.

 

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John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)