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L’assurance maladie vise 2 milliards d’économies en 2019

Dans son rapport annuel, la Caisse nationale d'assurance maladie table sur plus de prévention et de chirurgie ambulatoire, et moins de prescriptions et de fraudes pour réaliser son plan d'économies.

Comment garder sous contrôle les dépenses de santé, dont la hausse doit être contenue à 2,3% au cours des prochaines années conformément à la loi de programmation des finances publiques ? interroge Le Figaro.

Pour tenir ce cap, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) a présenté, jeudi 28 juin, quatre grandes pistes pour 2019, susceptibles de générer 2 milliards d'euros d'économies. Ainsi, 410 millions d'euros pourraient être dégagés grâce à une meilleure pertinence des prescriptions et des actes, dont 200 millions pour la seule chirurgie ambulatoire.

La Cnam entend aussi développer de nouveaux programmes d'accompagnement des retours à domicile, qui devraient permettre d'éviter 70 millions d'euros de dépenses en 2019, poursuit Le Figaro.

Enfin, 30 millions supplémentaires pourraient être économisés grâce à de nouvelles modalités de prise en charge favorisant le rétablissement rapide du patient après une intervention chirurgicale, précise le quotidien.

L'objectif est aussi de gagner 90 millions en améliorant la pertinence du recours aux séjours en soins de suite et de réadaptation. Enfin, 20 millions d'euros peuvent être gagnés par l'hospitalisation à domicile. La politique de diffusion des génériques et des biosimilaires, à la place des médicaments classiques, devrait, quant à elle, rapporter 160 millions d'euros, selon Les Echos (page 4).

Autre poste : les indemnités journalières sur lesquelles l'assurance maladie espère gagner 100 millions d'euros, grâce à la poursuite de sa campagne auprès des médecins gros prescripteurs d'arrêts, souligne Le Figaro. Par ailleurs, 95 millions d'euros d'économies pourraient être réalisées sur les actes de biologie et 120 millions auprès des kinés et des infirmières.

L'assurance maladie compte également multiplier les efforts de prévention en matière de vaccination et de lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme. Elle ouvre, par ailleurs, des pistes pour rémunérer les médecins et les établissements de santé en fonction de critères de qualité. Par exemple, pour la chirurgie du cancer du sein, en relevant de 30 à 150 opérations par an et par établissement le seuil minimum pour obtenir une autorisation d'activité, précisent Les Echos.

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