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L’affaire du lait infantile contaminé déborde

De nouveaux lots de laits contaminés aux salmonelles sont rappelés par Lactalis. Après les 625 premiers lots du début du mois, d'autres produits Picot, Milumel et Taranis vont être rapatriés du monde entier.

Encore une fois, le groupe laitier Lactalis se voit contraint de renouveler "toutes ses excuses" aux parents. Incriminé récemment pour la présence de salmonelle, le lait infantile que produit la firme dans son usine de Craon (Mayenne) revient dans l'actualité.

Pourtant, rappelle Le Point, Lactalis avait pris ses précautions après la découverte, le 1er décembre 2017, de bactéries dans certains de ses laits. Une contamination dont l'origine était due, selon de fabricant, à des travaux effectués sur le site industriel. Dès lors, 625 lots de laits avaient été rappelés.

Hier, 21 décembre 2017, "le leader mondial du fromage", pour reprendre l'expression des Echos, a cette fois décidé de "rappeler la totalité des produits fabriqués ou conditionnés sur le site mayennais depuis le 15 février 2017". Soit 720 lots supplémentaires de lait Picot, Milumel et Taranis, représentant de deux à trois tonnes, qu'il faut rapatrier du marché français et international.

Les salmonelles, rappelle à cette occasion le quotidien économique, "peuvent provoquer des diarrhées et aller jusqu'à induire la mort chez des sujets dits immunodéprimés, c'est-à-dire dont le système de défense naturelle est affaibli". Chaque année, en France, on compte une centaine de morts de leur fait, ou des hospitalisations. Pour autant, les salmonelles découvertes en cette fin d'année ont pour le moment été inoffensives.

Depuis ce constat, indique Ouest-France, l'usine de Craon est à l'arrêt et une partie de ses 550 salariés au chômage technique, tandis que d'autres s'attachent à désinfecter le site. En effet, hier, la direction de Lactalis a indiqué savoir désormais "qu'une contamination dispersée s'est installée" dans l'usine.

D'après un rapport de l'Institut de veille sanitaire (InVS), deux hypothèses sont possibles, signale à ce sujet Le Figaro. Selon la première, la contamination aurait eu lieu à l'arrivée, en début de chaîne de fabrication de lait cru contaminé, et à des durées et/ou des températures de chauffage insuffisantes lors du processus de pasteurisation. La seconde hypothèse évoque la possibilité d'une contamination après pasteurisation du lait "à partir de l'environnement de la chaîne de fabrication et/ou de la chaîne de conditionnement, ou à partir d'une matière première introduite après pasteurisation du lait (la lécithine par exemple)".

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