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La vie en établissement pour personnes âgées : un état des lieux de la Drees

Une enquête publiée à la mi-octobre par la direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (Drees) livre un état des lieux de la vie en établissement d’hébergement pour personnes âgées. L’état de santé de la personne âgée est, de loin, le principal critère d’entrée dans ces établissements, et leur localisation le premier critère de sélection.

L’entrée en établissement d’hébergement pour personnes âgées (Ehpa) intervient généralement le plus tard possible, au moment où l’état de santé, ou l’âge, peut le justifier, selon une enquête menée par la direction de la Recherche, des Etudes, de l’Eva­luation et des Statistiques (Drees) auprès des résidents des Ehpa en 2007. Intitulée "Vivre en établissement d’hébergement pour personnes âgées à la fin des années 2000", elle été publiée à la mi-octobre.

Alors que près de 660.000 personnes vivaient fin 2007 dans les 10.300 Ehpa que comptait la France, 73% des résidents déclaraient que leur état de santé avait justifié leur changement de vie. "On entre ainsi de plus en plus vieux en institution, mais aussi de plus en plus dépendant, les personnes retardant au maximum leur entrée en établissement", indique la Drees.

La situation géographique de l’établissement demeure toutefois le principal critère de sélection, bien avant l’adaptation de ce lieu de résidence à l’état de santé de la personne âgée, le délai d’attente ou le coût de l’hébergement. La localisation est ainsi citée comme critère de sélection par près de la moitié (48%) des résidents et 70% de leurs proches, contre respectivement 8% et 12% pour l’adaptation à l’état de santé, 7% et 16% pour le délai d’attente, et 3% et 13% pour le coût.

Les sorties, principal motif d’insatisfaction

Par ailleurs, 86% des résidents des maisons de retraite ou établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) déclaraient en 2007 "vivre très bien ou plutôt bien" en établissement. Le principal motif d’insatisfaction recensé avait trait aux sorties de l’établissement. Près de quatre résidents sur dix indiquaient en effet avoir le souhait de sortir, ou de sortir plus souvent. Et ils étaient 41% à déclarer ne pouvoir sortir pour d’autres motifs que les soins médicaux.

L’attention du personnel constituait un second motif de mécontentement : "22% trouvent que le personnel ne vient pas assez rapidement lorsqu’on l’appelle, 20% qu’il ne fait pas attention à leur douleur quand ils ont mal, voire très mal, et 19% déclarent que le personnel ne connaît pas leurs problèmes", détaille la Drees.

En définitive, "c’est le fait d’avoir bien vécu son entrée en maison de retraite ou en Ehpad qui détermine le plus fortement le bien-être des personnes hébergées dans leur quotidien", relève encore la Drees. Les autres facteurs essentiels à cet égard sont la qualité des repas, les liens sociaux noués au sein de l’établissement, ainsi que la sollicitude du personnel, pointe-t-elle. Les résidents étaient ainsi 80 % à déclarer que la question de la nourriture était importante pour eux.

Anne Baudeneau

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)