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La téléconsultation médicale désormais remboursée par la Sécu

Le remboursement par l’assurance maladie des consultations médicales à distance est effectif depuis le 15 septembre 2018. Celles-ci devront répondre à des conditions très précises.

"C'est une petite révolution dans les usages de la santé. Les Français vont pouvoir consulter un médecin à distance par vidéoconférence en étant assurés d'être pris en charge par la Sécurité sociale et leur complémentaire santé", annonce Le Parisien.

Le dispositif qui est entré en application le 15 septembre 2018 "est plutôt contraignant, mais un des plus généreux d'Europe car il ne laisse, en théorie, pas de reste à charge au patient disposant d'une complémentaire santé", estime le quotidien.

Il constitue surtout une des réponses imaginées pour pallier l'extension des déserts médicaux, relève pour sa part, Le Figaro, pour qui la télémédecine "va participer à une meilleure organisation du système de santé".

"Quand il manque un spécialiste dans une région, par exemple un dermatologue, si l'on peut gagner trois mois pour avoir un avis sur un grain de beauté, c'est toujours ça de gagné !", plaide Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, dans ce quotidien.

Pour bénéficier d'une téléconsultation, il faudra avoir vu son médecin traitant dans les douze mois précédents afin de garantir un bon suivi médical, précise Le Parisien. Plusieurs exceptions au respect du parcours de soins sont néanmoins prévues : les enfants de moins de 16 ans et les patients consultant des spécialistes en accès direct (ophtalmologues, psychiatres et pédiatres), mais aussi les patients n'ayant pas déclaré de médecin traitant ou dont le praticien habituel "n'est pas disponible dans le délai compatible avec leur état de santé", indique Le Monde.

D'après la convention médicale qui régit la téléconsultation, celle-ci se déroulera sur rendez-vous et en visioconférence sur ordinateur, tablette ou smartphone, ou dans certaines cabines équipées. Dans tous les cas, médecins et patients utiliseront un système sécurisé pour protéger les données transmises et garantir leur confidentialité.

"A l'issue de la consultation, le médecin adresse son ordonnance par courrier ou courriel, soit au patient, qui peut l'imprimer et se rendre à sa pharmacie, soit directement à l'officine, si celle-ci dispose du même logiciel sécurisé que le médecin prescripteur", précise Le Monde.

Concernant les tarifs, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) et les syndicats de médecins libéraux se sont accordés sur une grille de rémunération qui coïncide, pour l'essentiel, avec celle des consultations en cabinet : 25 euros pour un généraliste de secteur 1, les spécialistes de secteur 2 pouvant appliquer un dépassement. "Une feuille de soins sera adressée au patient pour que sa complémentaire santé puisse rembourser les 30 % de reste à charge qu'il aura réglé", ajoute Le Parisien. Depuis l’annonce d'une prise en charge par l'assurance maladie, plus d'une trentaine de plates-formes se sont lancées sur le créneau de la télémédecine, estime Le Monde.

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John Sutton

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