croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

La reprise de l’emploi fait fondre le déficit de la Sécu

La hausse de la masse salariale engendre un milliard d'euros de recettes de cotisations, selon l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss).

"Après la "cagnotte" de l'Etat, la "cagnotte" de la Sécu !", annonce Le Figaro. Grâce à la bonne tenue du marché de l'emploi (83.300 créations de postes au 4e trimestre 2017 et 277.700 sur l'ensemble de l'année) et, dans une moindre mesure, à la croissance des salaires, la masse salariale va engendrer une augmentation des recettes de la Sécurité sociale d'environ un milliard d'euros en 2018.

Cette enveloppe permettra au gouvernement de diviser par deux son estimation de déficit en 2018, initialement prévue à 2,2 milliards d'euros. Cette embellie pour les recettes de la Sécu s'explique par l'envolée des créations d'emplois enregistrée ces derniers mois en France, indique le quotidien.

Mardi matin, l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss), qui centralise les cotisations sociales, a annoncé que la masse salariale du secteur privé a progressé de 3,5% en 2017, contre 3,3% attendus par Bercy, précise Le Figaro.

Au vu de ces bons résultats de 2017, l'Acoss table donc désormais sur une progression de la masse salariale d'environ 3,6% en 2018. Or, le gouvernement avait prudemment construit son budget de la Sécurité sociale pour 2018, à partir d'une hausse de 3,1%.

"Dans l'hypothèse où nous aurions des résultats meilleurs que prévus, je ne serais pas favorable à ce que nous engagions des dépenses nouvelles, tant notre dette est importante, explique au Figaro Olivier Véran, rapporteur général de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale. Il ne faut pas engager de nouvelles dépenses structurelles sur la base de bonnes recettes conjoncturelles."

De son côté, le rapporteur général de la commission des Finances, Joël Giraud (LREM), suggère d'utiliser 80% d'une éventuelle "bonne fortune" fiscale à la résorption du déficit, et 20% à des "mesures d'urgence" en faveur des zones désindustrialisées et des maisons de retraite (Ehpad). "Ne refaisons pas les erreurs du passé où, dès que les choses allaient mieux, immédiatement on se mettait à redistribuer l'argent public, c'est-à-dire l'argent des contribuables", a réagi le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

Le président de la République a clos le débat, lundi, en marge de sa visite officielle en Inde, rappelle Le Figaro. "Nous sommes bien loin d'avoir le luxe de nous poser la question de redistribuer quelque cagnotte que ce soit quand nous avons encore le niveau de déficit, et a fortiori de dette, qui est le nôtre", a-t-il tranché.

A lire aussi dans la presse

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)