« La réforme ne s’arrêtera pas ! »

Alors que la CGT et FO ont décidé hier de boycotter les tables rondes de la conférence sociale, dénonçant un "bug dans le dialogue social", le président de la République a appelé les partenaires sociaux à garder foi dans le dialogue, seule condition de la réussite des réformes, résument Les Echos (page 4). "La réforme ne s’arrêtera pas !", a lancé François Hollande aux syndicats contestataires pour leur signifier que leur boycott ne servira à rien, souligne Le Parisien/Aujourd’hui (page 4).

A la tribune, François Hollande a consacré du temps pour défendre sa méthode, qui "ne peut pas être une perpétuelle surenchère avec des demandes unilatérales", rapporte Le Figaro-économie (page 18). "Cette méthode, ce n’est pas un discours incantatoire. C’est une pratique effective, un facteur de performance économique et sociale pour les entreprises et le pays. Cette méthode, elle a fait ses preuves", a-t-il ajouté, notent Les Echos. "Qui peut dire que les conférences sociales n’ont pas été utiles ? Qui peut prétendre que l’on aurait fait plus vite et mieux dans la précipitation et le passage en force ?", a plaidé le chef de l’Etat.

La CGT et FO avaient annoncé le boycott des travaux de la conférence sociale avant le discours du chef de l’Etat. "Elles n’ont pas digéré les concessions accordées la semaine dernière au patronat sur le compte pénibilité et la simplification du Code du travail", explique Le Parisien/Aujourd’hui.

Dans Libération (page 11), Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, dénonce "un vrai bug dans le dialogue social". "Le Medef a obtenu ce qu’il voulait avant la conférence et le Premier ministre ne mérite pas notre présence", déclare Thierry Lepaon, numéro un de la CGT, pour justifier sa politique de la chaise vide.

A l’issue des tables rondes, le Premier ministre dressera la feuille de route sociale pour l’année à venir. De son côté, le président de la République a fixé trois rendez-vous aux partenaires sociaux pour la rentrée, précise Le Figaro-économie. Le premier sera la réunion inaugurale du tout nouveau comité d’évaluation des subventions publiques aux entreprises. "Toutes les aides" seront passées au crible, a promis le chef de l’Etat. Le deuxième rendez-vous de septembre sera consacré à la réforme de l’apprentissage. Enfin, le troisième portera sur l’ouverture de négociations sur le chômage de longue durée, qui touche un million de Français.

 

La CMU compte 5 millions de bénéficiaires

Le nombre de bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) a atteint 4,96 millions de personnes fin mars, selon les chiffres publiés hier par le fonds CMU et présentés dans Les Echos (page 4). Ce nombre a progressé de 8,6% en un an, ce qui était attendu en raison du relèvement du plafond de ressources (+ 8,3%). Une mesure qui faisait partie du plan de lutte contre la pauvreté, annoncé fin 2012.

La CMU est désormais accessible à toute personne célibataire dont les revenus mensuels sont inférieurs à 720 euros. Pour un couple avec un enfant, le plafond de ressources mensuel a été porté à 1 297 euros. La CMU a coûté 1,6 milliards d’euros aux finances publiques au cours des douze derniers mois (avril 2013-mars 2014). Cela représente moins de 1% des dépenses de santé. La dépense moyenne par bénéficiaire est de 436 euros par an (- 2%).

John Sutton

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