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La réforme des retraites serait bien accueillie

La refonte du système des retraites, dont le projet de loi doit être présenté d'ici cet été, semble attendue par les Français. D'après un sondage, 66% de nos concitoyens sont favorables, même si l'enthousiasme est relatif.

Sept Français sur dix pensent que l'âge minimum de départ à la retraite va augmenter, mais 66% sont favorables au projet du gouvernement de créer un système universel par points. Telles sont les principales conclusions d'un sondage dont rendent compte Les Echos, en s'étonnant presque de ces résultats dans ce "climat social très tendu depuis l'irruption des « gilets jaunes »".

Ce soutien, note de fait le quotidien, est "appréciable pour les équipes du haut-commissariat à la Réforme des retraites, qui pilote cette réforme à haut risque, en vue d'un projet de loi d'ici à l'été".

Si l'on observe dans le détail les résultats, il apparaît que les retraités sont les meilleurs partisans du nouveau dispositif (69%), suivis des cadres et professions intellectuelles (68%). Ce qui est moins le cas des catégories socio-professionnelles modestes (60%) et encore moins des fonctionnaires (50%).

Il faut dire que 57% des sondés considèrent le fonctionnement de l'actuel système de retraite comme mauvais, certains (67%) le voyant même comme "injuste". Au contraire, 4% jugent qu'il marche très bien. Or, paradoxe de ces résultats : les individus estimant que l'actuel système est injuste sont en grande majorité "les plus rétifs au changement".

Ces réticents appartiennent pour la plupart à l'électorat du Rassemblement national et de la France insoumise. Entre leurs vœux et le projet de réforme du gouvernement, il y aurait un "hiatus", et beaucoup craignent d'y "perdre au change". S'ajoutent à cela la certitude de 69% des sondés de voir reculer l'âge minimum de départ au-delà des 62 ans actuels (pour le régime de base), et la crainte de subir une baisse du montant de leur pension (58%).

"Si ces préoccupations devenaient des abcès de fixation, observent toujours Les Echos, elles auront vite fait de chasser la bienveillance des sondés" vis-à-vis des arguments positifs mis en avant par le gouvernement. A savoir : la simplification du système, davantage d'équité et de meilleures prises en compte des métiers pénibles, des carrières longues et du handicap.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)