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La part des IVG médicamenteuses en hausse

Bien que 91% des Françaises de 15 à 49 ans déclarent employer une méthode contraceptive, le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) ne décroît pas. Il s’est toutefois stabilisé depuis 2006, indique la Drees qui pointe également une progression de la méthode médicamenteuse.

En dépit de la généralisation de la contraception, qui concerne 91% des Françaises entre 15 et 49 ans, le nombre des interruptions volontaires de grossesse (IVG) ne diminue pas. C’est l’un des constats de la direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (Drees) qui, dans un récent numéro de sa publication Etudes & résultats, relève toutefois que le nombre d’IVG réalisées en 2010 est "pratiquement stable depuis 2006".

Il s’établit à 225.000 en France, dont 212.000 en métropole, soit un taux de recours de 14,7 IVG pour 1.000 femmes âgées de 15 à 49 ans (métropole). Le taux de recours est le plus élevé parmi les 20-24 ans.

Progression des actes dans les centres de santé

Autre enseignement de cette étude : "La part des IVG réalisées avec la méthode médicamenteuse continue de croître". Ainsi, 54% des interruptions de grossesse sont pratiquées de la sorte en 2010. Un mouvement qui va de pair avec la baisse – légère – du nombre des IVG réalisées en établissement hospitalier. "Ce sont les IVG chirurgicales qui diminuent, précise la Drees, alors que le nombre des IVG médicamenteuses en établissement de soins est constant."

Parallèlement, les chercheurs observent une progression du nombre des IVG médicamenteuses en ville et en centre de santé, de planification ou d’éducation familiale (CEPF). La pratique des IVG par voie médicamenteuse par les CEPF est autorisée depuis mai 2009, rappelle-t-on.

En 2010, détaille la Drees, ces centres ont réalisé 0,6% des IVG, et les cabinets médicaux en ont pratiqué 12,1%. Au total, "13% des IVG", soit 27.000 actes, "sont réalisés hors établissement hospitalier", calcule l’étude.

Pour celles qui se déroulent à l’hôpital, la Drees note une progression de la part du secteur public : avec 384 des 571 établissements déclarant une activité d’IVG en métropole, les hôpitaux publics prennent en charge 79% des IVG pratiquées en milieu hospitalier, contre 65% en 1995.

Sabine Dreyfus

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)