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La Mutuelle des hospitaliers monte au capital de la Banque française mutualiste

La Mutuelle nationale des hospitaliers et des professionnels de la santé et du social (MNH) a annoncé, hier, sa montée au capital de la Banque française mutualiste (BFM), un établissement spécialisé dans les services financiers aux fonctionnaires détenu par 27 mutuelles de la Fonction publique.

L'investissement de la MNH dans le capital de la banque s'élèvera à 96,4 millions d'euros, lesquels seront échelonnés sur deux ans, indiquent Les Echos (page 28). En 2016, elle détiendra ainsi 51,71% du capital de l'établissement, contre 7% actuellement.

L'augmentation des parts de cette mutuelle dans le capital de la banque a non seulement été motivée par le récent départ de l'union des Mutuelles de la Fonction publique (MFP), mais aussi par les liens étroits qui existent entre les deux établissements. Comme le rappellent en effet Les Echos, avec ses 200.000 adhérents clients de la BFM, la MNH lui ap­porte 20% du total de ses clients.

En 2013, explique au quotidien Gérard Vuidepot, président de la MNH, "les clients de la MNH ont pesé pour près de 40% du produit net bancaire de la Banque française mutualiste, nous en sommes l'un de ses principaux contributeurs, il était donc logique que nous montions au capital pour à terme récupérer le juste retour de notre poids dans son modèle économique".

Cette participation possède de surcroît l'avantage de renforcer le bilan de la mutuelle, ajoute-t-il : "Dès lors que nous détenons une part supérieure à 50% du capital de la banque, nous pouvons consolider son bilan dans nos comptes, ce qui permet de ne pas entamer nos fonds propres et de renforcer notre structure bilancielle", relève Gérard Vuidepot.

Mais là n'est pas la seule stratégie de la MNH, remarque le quotidien économique : "Au-delà de ces apports immédiats, la mutuelle veut aller beaucoup plus loin en dopant l'activité de la BFM, qui distribue ses produits à travers le réseau de la Société générale. D'abord en montant en puissance sur son cœur de cible, le personnel hospitalier du privé ou du public, grâce à des nouveaux produits d'épargne ou des prêts immobiliers vendus en parallèle de ses offres d'assurance santé et prévoyance. Ensuite en initiant une offre bancaire à destination des mutuelles pour faire de la BFM une référence en la matière."

Le projet "n'en est qu'à ses prémices", notent Les Echos. Il faut encore que les vingt-sept mutuelles propriétaires de l'établissement financier acceptent le nouveau dispositif. Elles devraient se prononcer à la mi-octobre.

 

Les vaccins, obligatoires ou pas ?

La vaccination obligatoire en France a-t-elle encore raison d'être ? C'est la question posée la semaine dernière par un avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), lequel suggère le lancement d'un débat avec les autorités de santé sur le sujet. "Le maintien ou non de l'obligation vaccinale “relève d'un choix sociétal“ et mérite un débat, “que les autorités de santé se doivent d'organiser“ », estime le HCSP cité dans La Croix (page 8).

Le premier argument avancé par le HCSP, rapporte Libération (page 17), est que "parmi les grands pays industrialisés, seuls deux maintiennent l'obligation de vaccination : la France et l'Italie. Or, une majorité de pays européens s'y prennent autrement et les taux de “couverture vacci­nale” y dépassent les 90%, ce qui représente un bon niveau de protection".

Par ailleurs, poursuit Le Figaro (page 13) le Haut Conseil pointe plusieurs incohérences dans le système de vaccination français. Ainsi, "dans l'hypothèse où des parents souhaiteraient protéger leur enfant contre les seules maladies tombant sous l'obligation légale, il n'existe plus aujourd'hui, de vaccins permettant de répondre à leur demande car les produits disponibles sont combinés avec d'autres vaccins non obligatoires (mais recommandés)".
De surcroît ajoute le HCSP, le liste des vaccins obligatoires n'a pas été revue depuis 1964, alors que certaines infections, dont les vaccins sont simplement recommandés, sont aujourd'hui responsables de davantage de décès que des maladies pour lesquelles la vaccination est obligatoire. Il en est ainsi des papillomavirus, pour lequel le HCSP a été appelé à se positionner également à la demande de la direction générale de la Santé.

Selon Les Echos (page 13), le HCSP vient d'estimer que la vaccination contre ces papillomavirus devrait être proposée en milieu scolaire et éventuellement dès l'âge de neuf ans. En 2013, observe-t-il, 20% seulement des jeunes filles de 16 ans ont reçu une vaccination complète contre les papillomavirus responsables de la plupart des cancers du col de l'utérus, dont près d'un millier sont mortels chaque année.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)