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La Mutualité Française, un acteur incontournable des réformes du système de santé

Les mutuelles rassemblées sous la bannière de la Mutualité Française représentent le deuxième rembourseur de soins, après la Sécurité sociale. Elles protègent 38 millions de personnes en France. A chaque fois que l'avenir de la santé et de l'assurance maladie est en débat, la Mutualité Française est un interlocuteur incontournable des pouvoirs publics.

"Qui veut sauver la Sécu ? Nous, et nous c'est 38 millions de personnes" : en 2003, la Mutualité Française interpelle l'opinion et les pouvoirs publics au travers d'une vaste campagne de presse. Fort de ses 38 millions d'adhérents, le mouvement mutualiste propose 25 mesures concrètes pour réformer en profondeur le système de santé et d'assurance maladie. Ces mesures, adoptées à l'unanimité par près de 4.000 délégués au congrès de Toulouse de 2003, sont très complètes : cela va de l'obligation de formation continue pour les médecins à la création d'un dossier médical informatisé.

Avec ces propositions, la Mutualité Française se porte au secours d'une Sécurité sociale qui, depuis près de trente ans, rembourse moins bien les soins... tout en accumulant les déficits. Cette initiative est à l'image de l'engagement du mouvement mutualiste dans la protection sociale : avant la Libération, les mutuelles ont été les précurseurs de la Sécurité sociale en proposant des contrats solidaires à leurs adhérents. Aujourd'hui, elles constituent le deuxième rembourseur de soins, après l'assurance maladie obligatoire.

En 2004, le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, s'est beaucoup inspiré de la lecture des propositions mutualistes pour mener sa réforme de l'assurance maladie. Parmi les mesures retenues au départ, on retrouve notamment la nouvelle organisation institutionnelle de la Sécu, la création d'une Haute Autorité de santé (HAS), la mise en place du médecin traitant ou encore la création d'un dossier médical personnel.

Mobilisation avec les syndicats et les associations

Mais si certaines mesures ont été reprises à la lettre, le ministre de la Santé n'a pas suivi l'esprit du projet imaginé par les mutualistes. Les premiers désaccords avec le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin ont lieu dès le printemps 2004, lors de l'annonce de la création de la franchise de 1 euro par consultation et de l'augmentation du forfait hospitalier.

Contre l'avis de la Mutualité Française et d'une majorité d'organisations syndicales et d'associations de patients, le gouvernement a également instauré une autre franchise de 18 euros en septembre 2006, pour les actes médicaux d'un montant égal ou supérieur à 91 euros. Ces actes, le plus souvent réalisés à l'hôpital, étaient auparavant remboursés à 100% par la Sécurité sociale. Pour la Mutualité, ces mesures restent inacceptables, car elles pénalisent les assurés sociaux sous prétexte de vouloir les responsabiliser : on ne choisit pas de se faire opérer !

La mise en place du parcours de soins coordonnés, négocié entre l'assurance maladie obligatoire et les syndicats médicaux, a donné lieu à de nouvelles déceptions. Au lieu de simplifier la vie des patients, il a démultiplié le nombre de tarifs des médecins et les a même autorisés à pratiquer de nouveaux dépassements d'honoraires. Résultat : il devient de plus en plus difficile de s'y retrouver dans la jungle tarifaire des consultations médicales.

La santé au coeur du débat électoral

Le débat électoral 2007 représente pour le mouvement mutualiste une nouvelle occasion de défendre un système de santé plus solidaire. La Mutualité Française, par la voix de son président Jean-Pierre Davant, a présenté aux candidats à l'élection présidentielle de 2007 les analyses, les propositions et les inquiétudes du mouvement.

Pour Jean-Pierre Davant, le nouveau président de la République et son gouvernement doivent apporter les réponses à trois questions essentielles : comment garantir l'égalité d'accès aux soins ? Comment améliorer la qualité du système de santé ? Comment préserver la solidarité, notamment entre générations ? Alors que le gouvernement de Nicolas Sarkozy prend ses marques, ces interrogations restent plus que jamais d'actualité.

Vingt-cinq ans d'avancées mutualistes

Médicaments génériques, traitement des patients toxicomanes, prise en charge de la douleur : la Mutualité Française a été en première ligne pour défendre ces dossiers.

Retour sur trois progrès majeurs de ses vingt-cinq dernières années :

Médicaments génériques : un combat de longue date

Toxicomanie et sida : la méthadone enfin reconnue ! 


Quand la prise en charge de la douleur devient un droit