croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

La loi santé organise la transformation numérique du système de soins

Le projet de loi santé présenté en Conseil des ministres ce mercredi 13 février 2019 comprend un large volet sur la transformation numérique du système de santé. Il prévoit notamment d'améliorer l'utilisation des données de santé et de créer un espace numérique de santé pour chaque usager.

Le projet de loi visant à impulser la "transformation de notre système de santé" va être présenté en Conseil des ministres ce mercredi 13 février 2019 par Agnès Buzyn, la ministre de la Santé. C'est un "grand chantier", préviennent Les Echos, car il doit "mettre en musique la stratégie définie le 18 septembre par Emmanuel Macron" lors de la présentation de son plan "Ma santé 2020". Et ce, précise Etienne Lefebvre dans son éditorial du même quotidien, via une série "de mesures aussi sensées que sensibles, visant à casser les rigidités bien connues de notre système de santé".

Parmi celles-ci, liste Libération, la suppression du numerus clausus pour les étudiants en médecine, une redéfinition de la carte hospitalière, la labellisation des hôpitaux de proximité, et plusieurs dispositions visant à pallier le manque de médecins, en particulier dans les hôpitaux.

S'y ajoute également un gros volet sur la santé numérique. Comme l'indique le site de BFM TV, l'actuel Institut des données de santé sera prochainement remplacé par une "plateforme des données de santé" et l'accès à toutes ses données sera élargi. Actuellement, il contient déjà 1,2 milliard de feuilles de soins par an, 500 millions d'actes médicaux et 11 millions d'hospitalisations…

Par ce biais, le gouvernement entend "multiplier les possibilités d'exploitation" de ces informations, notamment pour la recherche ou le "développement des méthodes d'intelligence artificielle". Tout cela, en préservant "un haut niveau de protection de la vie privée".

En complément de leur dossier médical partagé (DMP), signalent Les Echos, tous les assurés sociaux pourront accéder à un espace numérique de santé d'ici au 1er janvier 2022. Il s'agira d'un portail personnalisé de services de santé, via lequel chacun pourra se fournir en applications santé non marchandes et consulter une information vérifiée sur les vaccins ou les médicaments, par exemple.

Les nouvelles technologies serviront également à développer le soin à distance. Après la généralisation de la télémédecine, le gouvernement souhaite élargir le télésoin à toutes les autres professions de santé, comme aux infirmiers.

Autre application du numérique en santé, souligne France Inter : "Finie l'ordonnance oubliée, perdue ou la posologie d'un médicament impossible à déchiffrer car l'écriture du médecin est illisible, la prescription électronique va progressivement devenir la règle. Elle sera envoyée directement du médecin au pharmacien, et doit permettre de réduire, entre autres, les interactions médicamenteuses entre les différentes ordonnances."

A lire aussi dans la presse

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)