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La hausse de la consultation chez le généraliste est reportée à fin 2008

En début d’année, rappelle Le Figaro (page 18), les médecins libéraux s’étaient engagés à réaliser 623 millions d’euros d’économies sur 2007. Une fois encore, cet objectif de "maîtrise médicalisée" ne sera pas honoré. Selon l’estimation présentée ce matin par la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), ce contrat ne sera rempli qu’à hauteur de 59%, soit 367 millions d’économies, indiquent Les Echos (page 4).

Interrogé par Le Quotidien du médecin (page 2), le directeur de la Cnam, Frédéric van Roekeghem, déplore ce "relâchement", en partie dû à l’augmentation des arrêts de travail. Ceux-ci ont en effet augmenté en volume de 1,5%, bien loin de l’objectif de baisse de 2,5%.

"Le meilleur respect des règles de remboursement des affections de longue durée a aussi été en-deçà des espérances, de même que la maîtrise des prescriptions de sartans (antihypertension)", rapportent Les Echos. Toutefois, note le quotidien, les résultats sont plus encourageants sur les statines (anticholestérol) et les antibiotiques.

Au vu de ces résultats, la hausse de la consultation des généralistes de 22 à 23 euros, prévue au 1er juin 2008, devrait attendre car "le compte n’y est pas", regrette la Cnam. Cette revalorisation était en effet conditionnée au respect des objectifs de maîtrise médicalisée. Dans l’hypothèse où les résultats ne sont pas conformes aux promesses, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008 prévoit désormais une "période d’observation" de six mois, rappelle Le Figaro. "Son principe n’est pas remis en cause", affirme toutefois la Cnam. Mais la consultation à 23 euros pour les généralistes devrait être reportée "au mieux" au dernier trimestre 2008, en conclut Le Figaro.

En attendant, signale Le Parisien/Aujourd’hui (page 14), les médecins devront se contenter de la prime que leur a accordée la ministre de la Santé pour les astreintes assurées les soirs de réveillon des 24 et 31 décembre. Roselyne Bachelot a en effet annoncé hier qu’ils pourront percevoir 150 euros par jour en assurant cette permanence des soins. Cette mesure "représente un budget global de 750.000 euros à la charge de la Sécurité sociale", précise le journal.

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Avec une dette de plus de 1.200 milliards d’euros et une dépense publique de 54% du PIB, le président de la République a engagé une nouvelle réforme : celle de l’Etat, annonce La Tribune (pages 28 et 29).

Hier, Nicolas Sarkozy a donc exposé 97 mesures "emblématiques" qui permettront de mettre un terme aux structures obsolètes des politiques publiques. "La principale nouveauté concerne l’organisation des structures de l’Etat", indiquent Les Echos (pages 2 et 3). Pour cela, le format des administrations centrales va être réduit.

En témoigne, par exemple, la mesure concernant la modification du statut des fonctionnaires. D’après Libération, (pages 8 et 9), "en contrepartie du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, la révision générale des politiques publiques prévoit la suppression de toutes les limites d’âge pour l’accès à la fonction publique". Les agents pourront également passer d’un ministère à l’autre avec facilité.

Parmi les changements envisagés dans ce "big-bang administratif", selon l’expression de La Tribune, il faut noter "l’évolution des politiques d’intervention économiques et sociales de l’Etat", expliquent Les Echos.

Les orientations déjà annoncées en septembre par Nicolas Sarkozy en matière de santé sont en particulier confirmées. La modernisation de l’hôpital, la réforme de la prise en charge des maladies graves (affections de longue durée) et "une meilleure différenciation de ce qui relève de la solidarité (assurance maladie) et de ce qui relève de la responsabilité individuelle (complémentaire)" auront effectivement bien lieu.

Au niveau administratif, les services seront de plus en plus déconcentrés, en particulier en confiant de plus en plus de missions aux collectivités territoriales, poursuit Le Figaro (pages 6 et 7).

Comme l’indiquaient Les Echos du 11 décembre, certaines directions régionales à l’équipement (DRE), à l’agriculture (DRA), à l’action sanitaire et sociale (Drass) pourraient en pâtir. Ces services déconcentrés de l’Etat sont parfois perçus comme "inutiles", car ils "doublonnent avec les administrations territoriales".

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)