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La grippe multiplie les risques d’infarctus

Une étude américaine souligne le lien entre le virus de la grippe et les risques de développer un infarctus du myocarde. Ceux-ci sont multipliés par six dans la semaine qui suit le déclenchement d'une grippe biologiquement confirmée.

Depuis la fin du mois de décembre, le virus de la grippe se propage sur notre territoire. Et avec lui apparaissent divers risques telles que l'infection pulmonaire sévère (pneumonie) ou la septicémie. Il en est un autre sur lequel une équipe de chercheurs américains vient de se pencher : l'infarctus du myocarde.

Comme le rappelle Le Figaro, le déclenchement d'accidents cardiovasculaires aigus (dont font partie les infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux) par le virus de la grippe a été supposé dès les années 1930. Seulement supposé, car jusque-là les études médicales n'avaient pas vérifié la réelle implication des différents virus dans l'infarctus. C'est désormais chose faite.

En rapprochant les cas de 364 personnes hospitalisées pour infarctus du myocarde en Ontario et les résultats de laboratoires biologiques confirmant une infection virale dans l'année précédant ou suivant l'accident cardiovasculaire, les chercheurs ont pu établir "deux phénomènes qui plaident en faveur d'un lien", explique le quotidien.

D'une part, il apparaît que "le risque d'infarctus est multiplié par six dans la semaine qui suit le déclenchement d'une grippe biologiquement confirmée, par rapport au risque de base". D'autre part, les chercheurs ont mis en avant que l'infarctus du myocarde pouvait aussi être le fait du pneumocoque. En effet, selon le Dr Daniel Musher (Texas) et ses collègues, auteurs de l'étude publiée dans le New England Journal of Medicine, l'infarctus intervient chez 7 à 8% des malades hospitalisés pour une pneumonie à pneumocoque.

Il ressort de ces observations qu'il est recommandé de se faire vacciner contre la grippe et le pneumocoque, conclut le Dr Frédéric Le Guillou, pneumologue à La Rochelle et président de l'association BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive). Surtout pour les patients souffrant de maladies chroniques respiratoires, précise Le Figaro, tels que la BPCO, l'asthme sévère et l'insuffisance respiratoire.

Il en est de même pour ceux atteints de "maladies cardiovasculaires (insuffisance cardiaque), neurologiques et neuromusculaires, ainsi que des maladies du foie, des reins (insuffisance rénale), de l'immunité (immunodéprimés), du sang ou plus générales telles que le diabète ou l'obésité morbide".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)