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La Fédération hospitalière de France veut créer un Institut des patients

Cédric Arcos, directeur de cabinet du délégué général de la FHF.

La Fédération hospitalière de France (FHF) a publié une plateforme de propositions à destination des candidats aux élections de 2012. Son titre : "Le service public de santé, une ambition pour la France 2012-2017". Parmi ses propositions figure notamment le renforcement de la place des usagers à l'hôpital et la création d'un Institut des patients.

Vous êtes directeur de cabinet du délégué général de la FHF. La place des usagers de santé tient un rôle primordial dans votre plateforme de propositions 2012. Pourquoi ce choix ?

Cédric Arcos – Nous considérons que les usagers sont la raison d'être du service public de santé. Après les avoir intégrés au système hospitalier, nous souhaitons maintenant en faire de véritables partenaires et favoriser l'expression de leurs besoins. Si beaucoup de chemin a été parcouru depuis la loi Kouchner de 2002, nous avons encore des progrès à faire dans ce domaine.

Comment comptez-vous y parvenir ?

La participation des usagers doit être la plus concrète possible. Il ne faut pas limiter leur champ d'action aux contentieux. Les usagers doivent avoir leur mot à dire sur le fonctionnement de l'hôpital et sur son organisation. Ils sont également légitimes pour donner leur avis sur les grandes orientations ou encore participer aux projets architecturaux. Leur contribution doit permettre de faire avancer notre système de santé. Mais pour y parvenir, nous avons besoin de les former afin qu'ils puissent apporter un avis éclairé. Ce serait l'une des missions principales de l'Institut des patients dont nous souhaitons la création. Il pourrait être rattaché à l'Ecole nationale de santé publique (ENSP).

Ce projet n'est-il pas trop ambitieux à l'égard des représentants des usagers, qui sont bénévoles ?

Actuellement, les représentants des usagers n'ont pas de statut. Et il leur est parfois difficile de concilier leur vie professionnelle et leurs activités au sein des associations de patients et de l'hôpital. Nous souhaitons que leur rôle soit reconnu et fasse l'objet d'aménagements. Nous pourrions les faire bénéficier d'un droit à la formation, leur octroyer des indemnités de déplacement ou encore leur accorder des crédits d'heures afin de les libérer de leurs obligations professionnelles. Tout reste à inventer.

Propos recueillis par Philippe Rémond

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)