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La complémentaire des étudiants

La Mutuelle des étudiants (LMDE) fait l'objet d'un rapport du Défenseur des droits intitulé "Accès des étudiants aux soins : leur protection sociale est-elle à la hauteur des enjeux ?", annonce Le Parisien/Au­jour­d'hui (page 6). Un diagnostic à paraître prochainement qui permet de mesurer le chemin à parcourir pour ce groupement mutualiste en proie à d'importantes difficultés financières.

Avec ses 920.000 affiliés, la LMDE est la plus importante des 11 mutuelles étudiantes. Mais, "asphyxiée par une dette de 35 millions d'euros, la LMDE a dû être placée en sauvegarde judiciaire le 9 février dernier", rappelle Le Parisien/Au­jourd'hui. Dans l'attente d'un repreneur, sa dette sera gelée jusqu'en août.

Au-delà de l'amélioration de sa gestion financière, une reprise permettrait à la mutuelle de résoudre les défauts pointés dans son organisation et auxquels sont confrontés les étudiants : retards dans les remboursements, lenteurs dans la communication, cartes Vitales inutilisables…

Le Défenseur des droits formule pour remédier à ces dysfonctionnements un certain nombre de recommandations : "Donner une carte Vitale aux étudiants, accélérer les délais de remboursement, prendre en charge à 100% les jeunes vraiment malades."

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En raison de sa lente réaction devant l'épidémie d'Ebola, alors que le virus progressait dans trois pays d'Afrique de l'Ouest, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) est aujourd'hui la cible d'un rapport d'experts indépendants mandatés par l'Organisation des nations unies (ONU). En effet, rapporte lefigaro.fr, ces derniers ne comprennent "toujours pas pourquoi des avertissements précoces lancés de mai à juin 2014 n'ont pas abouti à une réponse adé­quate et sérieuse".

En un an, rappelle le site du quotidien, le virus s'est répandu depuis la Guinée, qu'il a touchée en dé­cembre 2013, au Liberia et en Sierra Leone faisant 26.000 malades et 11.000 morts, signe "de graves lacunes dans les contacts avec les communautés locales".
La maladie, souligne le rapport, a rapidement progressé sans qu'aucune précaution n'ait été prise par l'OMS au cours des premiers mois de l'épidémie déjà mortelle. Pourtant, le 22 mars 2014, le ministère de la Santé guinéen avait le premier lancé l'alerte, suivi de Médecins sans frontières une dizaine de jours plus tard.

Selon le rapport des experts délégués par l'ONU, ce manque de réactivité de la communauté internationale est la preuve que "l'OMS n'a pas une capacité et une culture suffisamment fortes pour mener des opérations d'urgence". D'où l'idée de créer "un fonds d'urgence ainsi qu'une force internationale d'intervention sanitaire" pour faire face à ce genre de situation. La 68e Assemblée mondiale de la Santé, qui doit réunir à Genève les Etats membres de l'organisation du 18 au 26 mai, en validera peut-être le principe.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)