L’OMS prône l’interdiction totale du tabac dans tous les lieux publics

Plus de 66.000 décès sont directement ou indirectement liés au tabagisme chaque année en France. Cette réalité est rappelée à l'occasion de la journée mondiale sans tabac du 31 mai, orchestrée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

"Des espaces 100% libres de fumée". L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a choisi ce slogan pour illustrer la journée mondiale sans tabac du 31 mai. Pour l'OMS, il est urgent d'interdire le tabac dans les lieux publics afin de protéger les non-fumeurs. Le tabac est responsable d'environ 66.000 morts par an en France dont 6.000 dues au tabagisme passif. La cigarette reste la première cause de mortalité évitable dans notre pays, selon le baromètre santé 2005 de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes).

Les jeunes filles fument plus que les garçons

Le décret antitabac est entré en vigueur en France depuis le 1er février 2007. Il prévoit l'interdiction de fumer dans tous les lieux publics, exception faite des débits de tabac, des discothèques, des hôtels et restaurants. L'interdiction doit être appliquée à l'ensemble des espaces publics le 1er janvier 2008.

Malgré ces mesures, l'évolution de la consommation dessine un avenir en demi-teinte. Chez les hommes, le tabagisme a considérablement baissé entre 1960 et 2000 (de 57% de fumeurs réguliers à 33%). Cette baisse s'est traduite par une réduction de la mortalité par cancer du poumon. En revanche, la tendance est inverse pour les femmes et les jeunes : 48% des jeunes filles et 47% des jeunes hommes de 17-18 ans fument.

Les mutuelles s'engagent contre le tabac

Pour les mutuelles, la journée sans tabac est l'occasion d'informer leurs adhérents en s'associant à de nombreuses opérations de prévention sur le terrain. En effet, de multiples mutuelles proposent des garanties qui comportent la prise en charge du sevrage tabagique. Les premières garanties de ce type ont vu le jour dès 1990.

Outre le remboursement des patchs, elles prennent souvent en charge gommes, pastilles et autres substituts nicotiniques. Certaines proposent même des consultations pluridisciplinaires d'aide au sevrage tabagique, animées par des tabacologues, diététiciens, psychologues et psychiatres. N'hésitez pas à vous renseigner auprès de votre mutuelle : son numéro de téléphone figure sur votre carte d'adhérent.