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L’obésité, marqueur de la pauvreté

"Le surpoids, nouveau mal français", titre la "une" du Parisien/Aujourd'hui, qui dévoile les résultats d'une étude confirmant le lien entre obésité et niveau social de la population. Quelles sont les grandes villes (plus de 100.000 habitants) qui comptent le plus de personnes en excès de poids ? Avec 55% de taux d'obésité, Argenteuil (Val-d'Oise) décroche la triste palme de la surcharge pondérale. A l'autre extrémité du tableau, avec un taux avoisinant les 36%, Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) est la plus gracile des trente-sept villes répertoriées dans l'enquête réalisée par Withings, un fabricant de pèse-personnes, auprès de 20.718 utilisateurs.

Les résultats de cette étude le confirment : plus le revenu médian et le niveau d'études des habitants sont élevés et plus les personnes sont sensibles à leur alimentation. Les villes qui comptent le plus de diplômés de l'enseignement supérieur sont aussi celles où la population est la plus mince. Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), qui est la plus diplômée (54,17%), se classe ainsi en 4e position de la minceur, suivie par Paris (54% de diplômés) à la 6e place. A contrario, la ville de Saint-Denis, qui regroupe moins de 20% de diplômés du supérieur, affiche près de 45% d'habitants en surpoids et obèses.

Les excès de poids peuvent avoir des conséquences graves pour la santé. Avec 44% d'obèses, Lille (Nord) et Amiens (Somme), sont aussi les villes où l'espérance de vie est la plus faible. Autre facteur clivant : plus la densité médicale est élevée, moins le nombre de personnes en surpoids est grand.

Comment lutter efficacement contre l'obésité ? "D'abord, en mangeant régulièrement, sur le modèle trois repas-une collation, sans sauter le petit déjeuner. Attention aussi au sel et à l'alcool", recommande, dans Le Parisien/Aujour­d'hui (page 3), Claire Mounier-Véhier, vice-présidente de la Fédération française de cardiologie. Que faire en matière de prévention ? "Eduquer à la santé dès le plus jeune âge, c'est la clé, estime-t-elle. (…) Dans le Nord-Pas-de-Calais, nous allons expérimenter pendant cinq ans des ateliers, de l'école au lycée, avec les profs d'éducation physique et de sciences naturelles." "L'activité physique est le meilleur traitement, car il n'existe aucun médicament miracle pour maigrir", conclut Claire Mounier-Véhier.

Il n'existe pas non plus de régime miracle, selon Gérard Apfeldorfer, psychiatre spécialisé dans le comportement alimentaire. "En cas de régime, nous n'écoutons ni la faim, encore moins la satiété", explique-t-il, dans L'Express n°3271 (pages 52 et 53), qui publie un dossier sur "la folie des régimes". "On nous dit de manger ce dont on n'a pas envie et de ne pas manger ce dont on a envie ! Le régime est une guerre contre son corps et contre son mental", estime-t-il.

 

Sevrage alcoolique : le Baclofène® autorisé

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) n'attendait plus que l'accord de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) pour délivrer une recommandation temporaire d'utilisation du Baclofène® dans le traitement de l'alcoolisme. C'est chose faite depuis hier, annonce Le Figaro (page 10). Ce médicament était conçu à l'origine pour lutter contre les contractures musculaires provoquées par des maladies neurologiques sévères.

Dans quatre études, le traitement s'est avéré efficace pour 60 à 70% des malades alcooliques. Cependant, le Dr Ivan Berlin, addictologue à la Pitié-Salpêtrière, craint qu'on en "sous-estime les effets indésirables". Entre 2007 et 2012, 110.000 personnes ont débuté un traitement au Baclofène® dont environ la moitié pour traiter de l'alcoolisme.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)