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L’Institut de cancérologie de la Loire montre la voie

A Saint-Etienne, l'Institut de cancérologie de la Loire (ICL) offre aux malades une prise en charge globale. Les patients bénéficient ainsi d'un dispositif d'accompagnement tout au long de leur traitement : aide psychologique, soutien nutritionnel, activités physiques adaptées... Découvrez ce reportage du mensuel "Mut'écho".

L'Institut de cancérologie de la Loire (ICL), situé à Saint-Priest-en-Jarez, près de Saint-Etienne, est de dimension humaine. Cet établissement résulte d'une mise en commun des moyens et des compétences des professionnels de santé de la Mutualité Française Loire et du centre hospitalier universitaire (CHU) de Saint-Etienne.

Doté de 104 lits et places, l'ICL réunit sur un même site des services de radiothérapie et de chimiothérapie. Totalement opérationnel depuis la fin 2005, l'établissement met l'accent sur la prise en charge globale des malades: prévention, information, soins, accompagnement, enseignement, formation et recherche.

Des équipes pluridisciplinaires

Ce qui domine à l'ICL, c'est la qualité du suivi du patient dès son arrivée. Pour définir la meilleure stratégie thérapeutique, notamment quand le traitement de la tumeur s'avère complexe, des réunions de concertation sont organisées entre spécialistes des établissements de santé de la région : cancérologues, radiothérapeutes, chimiothérapeutes, et autres spécialistes.

Une fois l'annonce de la maladie faite au patient, une nouvelle consultation lui est proposée. Elle vise à expliquer le protocole mis en place, les modalités de traitement et les effets secondaires de la maladie. Ce lien avec l'équipe médicale se poursuit durant toute lhospitalisation : un médecin référent, spécialiste de la pathologie du malade, assure auprès de lui un suivi thérapeutique régulier.

Un dialogue avec les patients

"Les soignants sont proches des patients, très humains, ils savent nous sécuriser", témoigne Anne-Marie, 65 ans, atteinte d'un cancer du sein. Son mari Jean va dans le même sens : "Chacun dispose d'une information continue et complète. Ici, vous n'êtes pas un simple numéro !"

Cette relation humaine prend toute son importance après l'annonce du diagnostic, qui constitue un véritable choc psychologique. "A partir du moment où l'on prononce le mot “cancer”, tout ce que l'on explique ensuite au patient n'est pas entendu", reconnaît le Dr Nicolas Mottet, urologue à la clinique mutualiste de Saint-Etienne. "J'ai pris cela en pleine figure. Puis j'ai essayé de me rassurer en pensant à un espoir de guérison", raconte Suzanne, 63 ans, atteinte d'un cancer du sein.

Un espace d'échange

Pour permettre au patient d'exprimer ses craintes ou de mieux comprendre sa maladie, un "espace rencontre information (Eri)" est installé à l'accueil de l'établissement. Il a été créé en partenariat avec la Ligue nationale contre le cancer. Dans une petite pièce conviviale, des brochures sur la prévention, l'annonce de la maladie et les traitements sont à la disposition du public.

"Cette permanence est un lieu d'écoute. Je discute avec les malades pour les rassurer avant les examens médicaux. En cas de besoin, je les oriente vers le département des “soins de support”, précise Véronique Régnier, responsable de cet espace.

Une prise en charge globale

Le département des soins de support vise à mieux accompagner les malades. Il propose différents services individualisés : traitement contre la douleur, aide psychologique, soutien nutritionnel et diététique, activités physiques adaptées, suivi social… Dès le début de la prise en charge, les patients bénéficient d'une consultation avec une infirmière qui "repère leurs différents besoins", explique Patrick Michaud, responsable de ce département.

Toutes ces formes d'accompagnement favorisent la qualité de vie des malades. "Il s'agit de répondre à des besoins qui évoluent tout au long de leur prise en charge", souligne Patrick Michaud. Cette approche globale des soins répond aussi pleinement au contexte actuel d'évolution du cancer. En raison de nouveaux traitements particulièrement efficaces, "le cancer est en train de devenir une maladie chronique", constate le Pr Franck Chauvin, responsable du département de santé publique.