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L’appel à la déontologie

Le ministre de la Santé, Philippe Bas, a appelé hier tous les médecins, "en ville, en clinique ou à l'hôpital ", à "respecter les principes déontologiques de l'exercice de la médecine", soulignent Les Echos (page 4). "Des sanctions existent. Elles seront prises sans délai en cas d'abus avéré. C'est la garantie du respect du travail de l'ensemble de la profession médicale", a averti le ministre. Cette mise au point du ministre de la Santé fait suite à la publication de témoignages de patients qui se sont vus réclamer des dépassements d'honoraires très élevés, comme l'a montré Le Parisien/Aujourd'hui d'hier. Dans ce journal, un chirurgien reconnaît d'ailleurs qu'il aligne ses prix sur le niveau de remboursement de la mutuelle du patient…

Pour l'heure, une enquête est en cours au sein de la direction de l'hospitalisation et de l'offre de soins (Dhos) pour contrôler l'activité libérale des médecins à l'hôpital. Activité qui ne concerne qu'une minorité de praticiens (12%). L'activité libérale ne doit pas dépasser 20% de l'activité globale du médecin et doit être contrôlée par une commission spécifique à chaque établissement. Le rapport de la Dhos, attendu pour juin, devra déterminer si les règles sont bien respectées, indiquent Les Echos.

Selon Le Parisien/Aujourd'hui (page 8), ces proportions ne sont pas toujours respectées. Ce quotidien note que 35% des médecins du CHR de Metz-Thionville ont une activité privée. Et c'est dans cet hôpital qu'une patiente accuse son chirurgien de lui avoir "extorqué" la somme de 3000 euros après une intervention cardiaque. Le directeur de l'agence régionale d'hospitalisation (ARH) de Lorraine, Antoine Perrin, indique au Parisien/Aujourd'hui qu'une enquête a été diligentée.

Par ailleurs, le parquet de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) a ouvert une enquête, fin mars, à l'encontre d'un chirurgien accusé de "tentative d'extorsion de fonds" par une patiente, à qui il aurait réclamé le versement d'un dessous-de-table de 5.000 euros. Le Conseil national de la chirurgie a condamné hier les " pratiques délictueuses" de certains praticiens qui " déshonorent la profession ". Ce conseil appelle de ses voeux "une refonte profonde du mode et du niveau de rémunération des chirurgiens".

A lire aussi – Sécu : un avis du comité d'alerte


Le comité d'alerte de l'assurance maladie devrait diffuser aujourd'hui un communiqué soulignant un "léger risque" de dérapage des dépenses de santé en 2007, indique Le Figaro-économie (page 23). "Il n'émettra toutefois pas un avis formel obligeant l'assurance maladie à proposer des mesures d'économies, comme il est tenu de le faire s'il craint que les dépenses ne dépassent de 0,75%, objectif fixé par le Parlement", poursuit ce quotidien.

Depuis sa création en 2004, ce comité a toujours rendu son avis sur l'évolution des dépenses maladie avant le 31 mai. Il est composé du directeur général de l'Insee, Jean-Michel Charpin, du secrétaire général de la Commission des comptes de la Sécurité sociale, François Monier, et du directeur général de l'institut de conjoncture Rexecode, Michel Didier.