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L’Ani dynamise le marché du « petit collectif »

Avec la généralisation de la complémentaire santé d’entreprise à partir du 1er janvier 2016, la concurrence se fait plus vive sur le marché du "petit collectif", qui représente un vivier d’entreprises à couvrir, constatent Les Echos (page 30). "Pour beaucoup de TPE-PME qui avaient déjà un contrat, c’est l’occasion rêvée d’en trouver un nouveau pour 10% moins cher, voire plus", affirme, dans le quotidien économique, Pierre François, directeur général de Swiss Life santé et prévoyance. Pour l’heure, le marché est surtout "tonique" sur les renouvellements, observe-t-il. Les entreprises qui ne sont pas encore équipées préfèrent pour la plupart attendre la date butoir pour satisfaire à l’obligation de proposer une couverture santé à leurs salariés.

L’approche de cette date entraîne sur ce marché une vraie guerre des prix, constate Mathias Matallah, président du cabinet de conseil Jalma : "On voit des offres à moins de 15 euros par mois pour le panier de soins minimal prévu dans l’accord national interprofessionnel [Ani]. […] Beaucoup de gens font le pari de vendre peu cher le socle Ani pour vendre des sur-complémentaires un peu plus cher. Le problème, c’est que cela repose sur le postulat que les salariés vont massivement acheter ces couvertures additionnelles. Mais est-ce que cela intéressera les quelque 30 % d’assurés qui ont peu de dépenses de santé ?"

"Les tarifs de l’assurance vont encore grimper", peut-on lire à la "une" des Echos, qui examinent les principaux postes concernés. En santé, précise le quotidien, la majorité suit "les dépenses de santé". En d’autres termes, si "les prix des complémentaires santé poursuivent leur ascension", c’est, explique Laurent Thévenin, "la faute à l’augmentation tendancielle des dépenses de santé".

Le marché reste toutefois dans l’expectative quant à l’impact de la réforme des contrats responsables. "Nous pensons qu’ils vont renchérir les prix", estime Stéphane Dessirier, directeur général du groupe MACSF.

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Sur près de 270.000 médecins recensés en France (dont 61.000 retraités), 22.568 sont titulaires d’un diplôme étranger, selon le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom), cité dans La Croix (page 9). Ce nombre a augmenté de plus de 60% entre 2007 et 2014. Un peu plus de la moitié ont obtenu leur diplôme en dehors de l’Union européenne : l’Algérie (39,7%) vient en tête des pays d’origine, devant la Syrie (10,6%) puis le Maroc (10,1%).

Les ressortissants de la communauté européenne ne représentent qu’un quart de l’effectif, mais leur proportion va croissant, notent Les Echos (page 6). Ils ont pour caractéristique d’avoir, pour la plupart d’entre eux, obtenu leur diplôme hors de France. Les titulaires de diplômes roumains composent ainsi la majorité (40,9%) des diplômes européens, devant les Belges (19,1%) et les Italiens (11,5%).

On dénombre actuellement 6.056 chirurgiens nés à l’étranger, soit un quart du total des chirurgiens qui opèrent en France, et on en attend un millier de plus dans les six ans à venir, précisent Les Echos. La plupart d’entre eux sont spécialisés dans l’ophtalmologie et la gynécologie-obstétrique, deux secteurs dans lesquels on peine à recruter des praticiens.

Il serait tentant de voir dans cet afflux de médecins étrangers un remède à l’épineuse question des déserts médicaux, mais il n’en est rien, constate le Cnom. Car la majorité des titulaires de diplômes étrangers (62,4%) se tournent vers le salariat, en particulier le service public hospitalier, délaissant l’ouverture d’un cabinet en libéral.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)