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Jour J

Ce n'est plus maintenant un secret pour personne. La France devient aujourd'hui non-fumeuse, dans les entreprises et les lieux publics tout au moins. Ce phénomène, que Les Echos qualifient de "révolution" (page 3), est encore largement commenté par vos journaux.

Pour Yves Thréard du Figaro (page 15), cette journée de "la dernière taffe" marque effectivement "un tournant de civilisation, une révolution culturelle". En effet, longtemps complice de la consommation tabagique, l'Etat fait seulement aujourd'hui marche arrière, note cet éditorialiste. Pourtant les ravages du tabac étaient connus depuis longtemps. "Il y a eu tromperie autant qu'indifférence", conclut-il.

Pour Favilla, le chroniqueur des Echos (page 14), "cette extinction des feux" est au moins le signe que la France est capable de se réformer de façon ferme et radicale. Mais ce cheminement a dû s'opérer sur une vingtaine d'années par étapes timides et progressives : d'abord il y eut les cigarettes "light" censées diminuer la nocivité du tabac ; puis la hausse des tarifs et depuis une dizaine d'années, un bombardement méthodique d'informations et de sensibilisation jusqu'au "fumer tue". Si aujourd'hui un nouveau cap est franchi, on le doit en partie à "l'argument décisif du tabagisme passif" , relève le chroniqueur.

Pour l'écrivain Philippe Delerm, "fumer devient donc un interdit social", écrit-il dans Le Monde (page 1). Mais, pour la tabacologue du CHU de Caen, Béatrice Le Maître, interrogée par La Croix (page 2), l'interdit constituait la seule aide possible pour encourager le fumeur à rompre avec son plaisir. Toutefois, constate ce même journal, l'Italie qui a, elle aussi, fait l'expérience de cette interdiction du tabac dans les lieux publics depuis un an "a peut-être crié victoire trop tôt". En effet, si 86% des Italiens sont satisfaits par cette loi, la consommation n'a pas pour autant diminué.

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"Dur dur de trouver un appart", annonce Libération (page 20). C'est en tout cas la réflexion que beaucoup de Français formulent dans un sondage commandé par un promoteur immobilier et publié hier. En effet, annonce le quotidien, pour 87 % des personnes interrogées, trouver un logement est "difficile" en France, mais 42 % estiment que cette situation va s'améliorer.

Les chiffres fournis par le rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre sont eux moins optimistes. Selon ce document publié hier, indique Le Parisien/Aujourd'hui (page 11), le nombre de personnes privées de logements est en forte croissance. Il existe notamment une "population invisible qui survit dans des refuges de fortune" et ne cesse de s'installer "dans tous les interstices des villes et des campagnes". Ce rapport s'indigne par conséquent de "l'inefficacité de l'action gouvernementale". "Les classes moyennes ont été dupées, les classes populaires oubliées", réagit L'Humanité (pages 2 à 3).

La Fondation Abbé-Pierre pointe notamment du doigt la disparité entre l'offre de 33.000 logements sociaux et la quantité réelle de demandeurs qui s'élève à… 1.300.000 personnes.

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Si tout se passe bien, d'ici à dix ans, un centre pluridisciplinaire consacré à la lutte contre le cancer devrait voir le jour sous la forme d'un campus. Lancé par l'Institut Gustave-Roussy, le département du Val-de-Marne et la Caisse des dépôts, ce campus de 20 hectares permettrait de concentrer sur un même lieu un hôpital de 400 lits, un centre de recherche performant et une pépinière de jeunes start-up biomédicales, pour un coût estimé à 250 millions d'euros. Selon La Croix (page 6), l'emplacement du campus est un atout puisqu'il se situe à 3 km de Paris et à cinq minutes d'Orly. Des négociations sont en effet en cours pour acquérir des terrains à proximité de l'Institut Gustave-Roussy et de l'hôpital voisin Paul-Brousse. Le dossier, déjà présenté à l'Etat et au conseil régional d'Ile-de-France, n'attend plus que son inscription dans le contrat de projet Etat-Région.