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Jean-Pierre Davant candidat à la tête du Conseil économique, social et environnemental

Le président de la Mutualité Française, Jean-Pierre Davant, annonce sa candidature à la présidence du Conseil économique, social et environnement (Cese). Il n'est pas "illégitime qu'un mutualiste préside le Cese, où sont traités les grands thèmes de société, au sein desquels les questions de santé deviendront fondamentales dans les prochaines années", explique-t-il dans une interview accordée au Figaro le 4 octobre.

Dans un entretien au Figaro (page 24), le président de la Mutualité Fran­çaise, Jean-Pierre Davant, annonce publiquement son intention de se porter candidat à la tête du Conseil économique, social et environnemental (Cese), comme il en a été débattu lors du dernier conseil d'administration fédéral.

Entre la Mutualité Française qu'il a dirigée pendant dix-huit ans et le Cese, il existe des similitudes, relève-t-il. Avec ses 38 millions d'adhérents "représentant toutes les composantes de notre société, tous les courants d'opinion", ainsi que "toutes les catégories professionnelles, des grandes entreprises aux artisans", la Mutualité Française est un "véritable carrefour économique et social", explique-t-il. Dès lors, Jean-Pierre Davant ne juge pas "illégitime qu'un mutualiste préside le Cese, où sont traités les grands thèmes de société, au sein desquels les questions de santé deviendront fondamentales dans les prochaines années".

La modernisation de la troisième assemblée, voulue par le président de la République, est d'ailleurs "un défi qui (l') attire aujourd'hui". "Je voudrais montrer à tous nos concitoyens la véritable mission de cette institution. L'image véhiculée aujourd'hui par les médias sur le Cese est mauvaise. Mais cela est dû au fait qu'on a mal défini, jusqu'à présent quel était son rôle. Ce ne peut être le lieu central de la négociation sociale", estime-t-il. Pour Jean-Pierre Davant, le rôle du Conseil, "c'est d'être le révélateur des mouvements, des tensions, des contradictions... qui traversent notre société".

Le président sortant de la Mutualité Française souhaite ouvrir le Cese "aux médias, aux universitaires et aux chercheurs", afin qu'il montre "où sont les lignes de fracture et les points de convergence. Ainsi, il permettra aux politiques de décider en toute connaissance de cause".

S'il est élu, Jean-Pierre Davant s'efforcera "de rencontrer régulièrement les décideurs politiques, sociaux et économiques, pour comprendre leurs attentes et échanger avec eux sur (les) travaux en cours". Enfin, pour lui, le Cese devra sortir de l'"illusion du consensus, qui masque les vrais débats". "Si on ne reflète pas la réalité de la société française, on envoie un mauvais signal aux politiques et dans ce cadre-là, le Cese ne remplit pas son rôle auprès des gouvernants."

L'élection du nouveau président aura lieu "fin octobre" par les 270 conseillers du nouveau collège.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)