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Insuffisant lundi de Pentecôte

Un lundi de Pentecôte n'est pas suffisant : il en faudrait plusieurs dans l'année. C'est la conclusion que semble formuler la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). En effet, comme le signalent Les Echos (page 3), les recettes dégagées grâce à cette “journée de solidarité” ne peuvent financer tous les projets liés à la dépendance des personnes âgées. Rappelons que la suppression de ce jour férié a été décidée par l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, après la canicule de l'été 2003.

Ainsi, le plan Solidarité grand âge, lancé l'an dernier, absorbera très certainement les recettes obtenues par le lundi de Pentecôte 2007. Ce plan prévoit, entre autres, d'ici à 2012, l'augmentation du nombre de prises en charge à domicile, du nombre de places en maisons de retraite. Le coût annuel de ces mesures est évalué à 3 milliards d'euros. Or, notent Les Echos, “les recettes issues de la “journée de solidarité” (la cotisation de 0,3% doit rapporter 2,15 milliards d'euros cette année) seront entièrement consommées”. Pour la première fois, la CNSA ne pourra pas se constituer de réserves, les dernières ayant été investies pour la rénovation des bâtiments.

Elle ne pourra pas non plus contribuer à financer “la croissance programmée des dépenses de soins pour les personnes âgées dépendantes”, comme cela a été le cas jusqu'alors. En 2008, estime le quotidien économique, “l'assurance maladie devra donc assumer la totalité de l'effort, alors même que le déficit de cette dernière est loin d'être résorbé”.

En outre, la cinquième branche de l'assurance maladie que Nicolas Sarkozy souhaite créer pour la dépendance nécessite également un financement. L'enjeu porte sur l'allocation personnalisée d'autonomie (Apa). Comme l'expliquent Les Echos, “les montants des plans d'aide ne suffisent pas à couvrir les frais engagés par les familles et le nombre de personnes âgées dépendantes devrait croître de 1% jusqu'en 2040”. Même si le président de la République a promis d'augmenter de 3,5 milliards d'euros le financement de la dépendance, il reste désormais “à définir la nature de la recette, la TVA sociale constituant l'une des options possibles”.

Quoi qu'il en soit, le principe du lundi de Pentecôte travaillé ne sera pas remis en cause, souligne La Tribune (page 23). Le gouvernement envisage seulement une “nouvelle évaluation”. Au lendemain de la Pentecôte, annonce ce quotidien, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, souhaite “voir ce qui peut être amélioré” dans l'intention de réduire les “grandes différences” constatées “d'un secteur à l'autre, d'une entreprise à l'autre”. Pour cette nouvelle édition, on estime que 40% des Français travailleront (tout comme en 2006). Le week-end de trois jours sera maintenu dans le service public, tandis que dans le privé un salarié sur deux ne devrait pas travailler.

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Selon une étude réalisée pour le syndicat de l'industrie pharmaceutique, le Leem, “l'Hexagone a réalisé 8% des essais commandités par les grands laboratoires pour développer de nouveaux traitements”, indiquent Les Echos (page 17). Avec 1.148 essais cliniques réalisés l'an dernier, la part de ce marché est assez stable, même si le secteur doit lui aussi faire face aux délocalisations, poursuit ce quotidien.

En effet, “depuis plusieurs années, les laboratoires ont de plus en plus recours aux pays d'Europe de l'Est, d'Amérique latine et d'Asie pour réaliser les essais cliniques de phase III, sur plusieurs milliers de patients”. Toutefois, pointe La Tribune (page 9), “la vitesse de recrutement des patients et l'organisation des essais cliniques constituent les deux points noirs en matière de recherche clinique”.

Aussi, en vue d'améliorer cette situation, l'industrie pharmaceutique vient de créer le Centre national de gestion des essais de produits de santé (Cengeps). Son budget de 9,4 millions d'euros provient d'une taxe prélevée sur le chiffre d'affaires des laboratoires.