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Insee : nous sommes 66,3 millions de Français

Un hiver doux qui réduit le nombre de décès, des naissances stables, il n'en a pas fallu plus pour augmenter la population française de 0,4% l'an dernier, soit 300.000 personnes supplémentaires, selon le Bilan démographique 2014, publié hier par l'Insee. La France compte désormais 66,3 millions d'habitants, ce qui en fait toujours le deuxième pays le plus peuplé d'Europe, derrière l'Allemagne et devant le Royaume-Uni, indique Le Monde (page 17).

"Les naissances se sont stabilisées après une légère baisse entamée en 2010", a souligné Marie Reynaud, chef de l'unité des études démographiques et sociales de l'Insee. Quelque 820.000 bébés sont nés en France en 2014.

"Taux de fécondité : Françaises et Irlandaises au coude-à-coude", titre Libération (page 21). En 2012 (derniers chiffres disponibles pour toute l'Europe), la France faisait jeu égal avec l'Irlande, les deux pays se classant au premier rang avec un indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) de 2,01 contre 1,58 en moyenne pour les vingt-huit pays membres de l'Union européenne, précise le quotidien.

"Cette augmentation est, comme par le passé, portée par le solde naturel." Autrement dit par la différence entre le nombre de naissances (820.000) et celui des décès (556.000). Soit un accroissement de 264.000 personnes, auxquelles il convient d'ajouter un solde migratoire estimé à 33.000 entrées.

Les décès ont été moins nombreux. "L'hiver 2013-2014 se place au deuxième rang des hivers les plus doux depuis 1900 et l'épidémie de grippe saisonnière a été de faible intensité et de courte durée", explique l'Insee, rapporte Libération (page 21).

L'espérance de vie est repartie à la hausse, l'écart entre les sexes ne cessant de se réduire. "Cela est dû à un rapprochement des modes de vie, explique, dans Le Monde (page 17), Marie Reynaud. Les hommes font davantage attention à leur santé et les femmes ont davantage de comportements à risque, comme la consommation d'alcool et de tabac."

Le vieillissement de la population s'est poursuivi, mais à un rythme moins marqué que dans d'autres pays européens. La part des plus de 65 ans est désormais de 18,4%. "C'est 0,5 point de plus qu'au 1er janvier 2014 et 2,1 points de plus qu'il y a dix ans", précise l'Insee, cité dans Les Echos (page 4). "Il n'y a pas d'amenuisement de la pyramide des âges par le bas, contrairement à d'autres pays comme l'Allemagne", souligne Marie Reynaud, dans Le Monde.

L'Insee relève aussi une hausse du nombre des mariages : "241.000 mariages ont été célébrés : 231.000 entre personnes de sexe différent et 10.000 entre personnes du même sexe." "Les homosexuels dopent l'institution maritale", commente Le Monde. "Les familles nombreuses un peu moins nombreuses", titrent par ailleurs Les Echos (page 4). Si la part des familles traditionnelles (deux parents et enfants communs) demeure très nettement majoritaire (4 familles nombreuses sur 6), les plus grandes familles sont proportionnellement des familles recomposées (36,7% contre 21%). "Une nouvelle union mo­tive parfois le désir d'un nouvel enfant", commente l'Insee. Autre constat, les immigrés vivent plus souvent en famille nombreuse que les non-immigrés (36% contre 20%), mais cette tendance s'estompe dès la deuxième génération.

A lire aussi – Des généralistes réclament la consultation à 31 euros

"Le bras de fer entre Marisol Touraine et les médecins généralistes se durcit", constate Le Figaro (page 23). Après trois semaines de conflit, deux syndicats de médecins, l'Unof-CSMF et le Syndicat des médecins libéraux (SML), réclament que la consultation passe de 23 à 31 euros. La ministre de la Santé a rappelé à plusieurs reprises aux syndicats hostiles à son projet de loi santé, que, grâce aux rémunérations annexes (forfaits) et à la prise en charge partielle des cotisations sociales par l'assurance maladie, les médecins touchaient en réalité 31,40 euros par consultation, notent Les Echos (page 2).

L'Unof-CSMF a décidé de prendre la ministre au mot. "Nous demandons la suppression de tous les forfaits et de la rémunération sur objectifs de santé publique pour porter l'acte à 31 euros. L'assurance maladie réalisera même une économie de 40 centimes par acte !", a défié son président, Luc Duquesnel, dans Le Figaro. "Chiche !", a renchéri le SML, qui réclame lui aussi la suppression de ces rémunérations annexes.

MG France, premier syndicat de généralistes, refuse de se lancer dans la surenchère et maintient sa demande d'augmentation de la consultation à 25 euros. "C'est un mauvais calcul, estime son président Claude Leicher. Les forfaits servent à nous rémunérer pour des tâches réalisées quand nous ne voyons pas le patient. Si on les supprime, nous y perdrons, sauf si nous nous mettons à travailler encore plus."

La ministre de la Santé a invité les syndicats à rejoindre des groupes de travail sur les points controversés de son projet de loi, dont le principal concerne la généralisation du tiers payant. En l'état, l'Unof-CSMF "n'y participera pas", pas plus que le SML. Le projet de loi santé pourrait être examiné par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale dès la mi-février.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)