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Industrie pharmaceutique : des dépenses de promotion excessives

Un rapport de l'inspection générale des Affaires sociales (Igas) propose de réduire de moitié les dépenses de promotion des laboratoires pharmaceutiques, souligne Le Monde daté de samedi (page 13). L'industrie pharmaceutique consacre "au moins 3 milliards d'euros" par an à cette promotion, dont les trois-quarts pour les visiteurs médicaux, précise le quotidien Les Echos (page 4).

Cette "visite médicale", "financée en fait par la collectivité à travers les prix administrés du médicament, s'avère un moyen très coûteux", avec "plus de 25.000 euros par médecin généraliste et par an", estime l'Igas. De surcroît, l'action des visiteurs médicaux "favorise l'expansion globale des prescriptions", souligne le rapport.

Estimant que le rôle central de la Haute Autorité de santé (HAS) "doit être conforté", l'Igas propose qu'elle devienne "l'émetteur unique d'information sur le bon usage du médicament", note Le Monde. L'Igas souhaite aussi la création d'"un observatoire de la prescription" et d'un réseau de "médecins sentinelles" en liaison avec l'assurance maladie, expliquent Les Echos.

Enfin, cette inspection préconise "une action plus vigoureuse des pouvoirs publics". Elle préconise, entre autres, l'instauration d'une "taxe sur la promotion" ou l'application d'"objectifs quantitatifs de vente" pour les classes de médicaments "où la promotion est manifestement excessive".

A lire aussi – Financement de la Sécu : les pistes du Sénat

La commission des Affaires sociales du Sénat se réunit mercredi pour adopter ses amendements au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2 008. Ce texte sera débattu en séance publique du 12 au 16 novembre. Par ailleurs, dans un rapport préparatoire au débat sur les prélèvements obligatoires, la Mission d'évaluation et de contrôle de la Sécurité sociale (Mecss) se déclare "très satisfaite" de la taxation des stock-options votée par les députés, rapportent Les Echos (page 4).

L'auteur de ce rapport, Alain Vasselle (UMP), qui est également rapporteur général du PLFSS, estime "qu'au-delà des nécessaires actions prioritaires de maîtrise des dépenses (...), l'appel à de nouvelles ressources paraît inévitable pour permettre un retour durable à l'équilibre de l'assurance maladie, tout en autorisant le financement de nouveaux besoins".

Il souhaite aller plus loin que la seule taxation des stock-options et propose de nouvelles pistes de financement "simples à mettre en oeuvre". Il préconise ainsi la remise en cause des certaines "niches" : exonérations de cotisations sur l'intéressement et la participation, les titres-restaurants, les indemnités de licenciement, etc.

Le rapport de la Mecss avance l'idée d'une "flat tax", c'est-à-dire une cotisation patronale à taux faible s'appliquant sur une assiette large (30 milliards d'euros si toutes les niches étaient visées). Autres propositions : l'instauration d'une taxe nutritionnelle et le transfert vers l'assurance maladie du produit de la future taxe carbone, évoquée lors du récent Grenelle de l'environnement.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)