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Impasse

L'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) et les syndicats de médecins libéraux se sont quittés, jeudi matin, au terme de sept heures de négociations, sans parvenir à un accord sur une hausse du tarif de la consultation des généralistes, indique La Tribune (page 3). Bénéficiant du soutien de son conseil, le directeur de l'Uncam, Frédéric van Roekeghem, s'est montré inflexible sur son rôle de "gardien des finances", constate Le Figaro-économie (page 19). Il "espère faire bouger les médecins, qui, en l'absence d'accord n'obtiendraient pas une première augmentation à 22 euros au deuxième semestre 2007", écrit le quotidien Les Echos (page 4).

Pour la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), "les relations conventionnelles sont entrées dans une phase critique particulièrement grave". Ce syndicat n'envisage de nouvelle réunion que si l'assurance maladie a "du neuf à proposer". La CSMF décidera le 25 mars en assemblée générale "les modalités d'une mobilisation nationale prévue en avril". "Nous partons sur le terrain politique, l'assurance maladie nous y pousse en montrant que nous y obtiendrons plus que par la négociation", estime Michel Chassang, président de La CSMF, dans Le Figaro-économie.

Pour sa part, Xavier Bertrand trouve "un peu incompréhensible" l'absence d'accord. "Les médecins ont fait des propositions, mais le directeur de l'assurance maladie n'a pas pu conclure", a déclaré hier le ministre de la Santé, au micro de BFM. "Ministre de la Santé et porte-parole du candidat Sarkozy, Xavier Bertrand a clairement choisi le camp des médecins en se prononçant en faveur des 23 euros", juge Le Figaro en page "une".

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Le président de la Mutualité française entame aujourd'hui à Blois (Loiret- Cher) une série de quatorze réunions Impasse interrégionales consacrées au parcours de santé mutualiste. Dans un entretien publié aujourd'hui dans le quotidien La Nouvelle République du Centre Ouest, Jean-Pierre Davant pointe, au préalable, les "problèmes d'accès aux soins mais plus encore de qualité des soins". "Le schéma d'organisation est figé. Il n'y a pas de culture de la transparence. C'est tout ça qu'il faut changer", poursuit-il.

Comme il l'explique, un des enjeux du parcours de santé "est de faire que chaque euro dépensé pour nos adhérents, le soit pour des soins de qualité". Jean-Pierre Davant précise que "le parcours de santé mutualiste est un dispositif d'information, mis en place à partir de janvier 2008, pour guider les adhérents vers des professionnels de santé qui respectent des critères définis par des organismes scientifiques". "On va faire évoluer le métier des mutuelles. Elles ne vont plus rembourser aveuglément", annonce-t-il.