Hôpitaux : le gouvernement est attaché aux 35 heures

Pour la ministre de la Santé, "moderniser" l'organisation du temps de travail à l'hôpital, comme souhaite le faire Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, ne signifie pas "remettre en cause les 35 heures". Pour Marisol Touraine, une organisation doit être "acceptée" pour être "réussie", rapportent Les Echos (page 4).

"Je veux rappeler que le gouvernement est attaché aux 35 heures, à l'hôpital comme ailleurs. Il n'est pas question de remettre en cause leur cadre réglementaire", a assuré la ministre devant un parterre de directeurs d'hôpitaux, présents à l'ouverture du Salon santé autonomie, Porte de Versailles, à Paris.

Evoquant l'AP-HP qui vient d'ouvrir des négociations sur l'organisation du travail, Marisol Touraine a indiqué qu'elle "veillerait, demain comme hier, ici comme ailleurs, au respect des droits des salariés comme aux conditions du dialogue social", note Le Figaro-économie (page 29).

"Il y aura un mouvement social jeudi, auquel la direction [de l'AP-HP] est évidemment très attentive et moi aussi. Il ne m'appartient pas de m'immiscer dans le dialogue entre la direction de l'AP-HP et les organisations syndicales", a déclaré la ministre.

"L'évolution de la masse salariale dans les années qui viennent est compatible avec la stabilité globale des effectifs dans les hôpitaux", estime la ministre, qui a assuré que "l'hôpital ne fera pas de plan social" (Le Figaro-économie). Pour autant, commente le quotidien, "les dirigeants hospitaliers ont de quoi être déçus. Ils attendaient un geste fort de la ministre".

"Bon nombre d'établissements se sont lancés dans ce chantier, ils ont besoin de votre soutien plein et entier", a lancé Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF) à Marisol Touraine. Il a réclamé la tenue d'une grande conférence nationale sur l'organisation du travail "pour fixer un cadrage national et marquer très clairement une volonté politique sur ce sujet essentiel". Frédéric Valletoux a renouvelé son soutien à Martin Hirsch. "La réussite de ce chantier sera un signal positif", a-t-il indiqué.

A lire aussi – Des lentilles de nuit pour voir net le jour

Libérez-vous de vos lunettes !", titre la "une" du Parisien/Aujourd'hui. "Mais c'est génial ! Pourquoi mon ophtalmo ne me l'a jamais proposé ? », s'étonne un myope, équipé de lentilles de contact. Outre les lunettes, les lentilles de jour ou la chirurgie, une autre solution existe pour y voir plus clair : l'orthokératologie. Il s'agit de lentilles de nuit qui redonnent forme à la surface cornéenne. Ce procédé est peu répandu en France (1 à 2% des prescriptions de lentilles) mais plus courant aux Etats-Unis et en Asie, explique le quotidien.

Les lentilles d'orthokératologie ont une durée de vie d'un an environ et coûtent 400 euros, soit à peu le prix de lentilles classiques. "Elles sont en partie remboursées par certaines mutuelles et nécessitent un suivi par une ophtalmo spécialisé", précise Le Parisien/Au­jourd'hui.

Une vision nette "est constatée en moyenne au bout de huit jours", as­sure la Dre Florence Malet, de la Société française des ophtalmologistes adaptateurs de lentilles de contact. En revanche, la Dre Catherine Albou-Ganem, membre de la Société française d'ophtalmologie, se montre plus sceptique : "J'attends une enquête médicale d'envergure pour parler de révolution !" "C'est une option, et plus il y a d'options, mieux c'est, ajoute-t-elle. Mais pour moi, ça ne sera jamais aussi efficace que l'opération de la presbytie. […] Même si cela reste assez cher, environ 3.000 à 3.500 euros pour les deux yeux."

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John Sutton

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