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Hôpitaux : création d’unités de chirurgie ambulatoire

La chirurgie ambulatoire limite la perte d'autonomie des patients et réduit certains risques opératoires.

"La chirurgie ambulatoire consiste à garder douze heures maximum les patients. Les premiers arrivent à 7 heures et sont opérés à peine une heure plus tard. Les derniers sont opérés vers 16 ou 17 heures, et l'unité ferme ses portes à 19 heures", explique, dans Le Figaro (page 13), le Pr Fabrice Ménégaux, chef du pôle de chirurgie de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

Aujourd'hui, une opération sur deux est réalisée en ambulatoire. Cette prise en charge plus courte permet de réduire certains risques postopératoires comme les infections nosocomiales et les phlébites.

"Si les patients ont le moindre souci, ils peuvent nous joindre 24 heures sur 24. Une permanence téléphonique permet de les diriger très rapidement vers leur chirurgien ou leur anesthésiste", précise la Dre Sophie Di Maria, anesthésiste et co-responsable de la plateforme de chirurgie ambulatoire de l'hôpital de la Pitié.

L'intérêt est aussi de limiter la perte d'autonomie des patients. "Après s'être enregistré à l'accueil et avoir enfilé le fameux pyjama bleu, les patients doivent emprunter l'escalier qui les conduit au premier étage, où se trouvent les salles de préparation, les quatre blocs opératoires et les salles de réveil", observe Le Figaro. "Ils peuvent monter avec leurs lunettes, leur appareil auditif, ou encore leur dentier, ce qu'ils apprécient beaucoup. Et ils sont libres de prendre un livre, leur tablette…", explique la Dre Di Maria.

Toujours à Paris, l'unité de chirurgie ambulatoire (Uca) de l'hôpital Cochin propose six disciplines chirurgicales dans cinq salles d'opération. "Nous avons imaginé un parcours sensoriel pour apaiser le patient et limiter les douleurs postopératoires. Cela ne se fait nulle part ailleurs", se félicite le Dr Gilles Guerrier, anesthésiste et co-responsale de l'Uca de Cochin.

Ce parcours débute dès les vestiaires avec une effluve d'huiles essentielles de lavande, d'ylang-ylang et de mandarinier, explique Le Figaro. "Il se poursuit en salle d'attente où les patients peuvent écouter de la musique élaborée par des musicothérapeutes pour atteindre l'hypnose acoustique, décrit le médecin. Les patients sont ensuite emmenés en salle d'induction, où on leur pose une perfusion ou on réalise une anesthésie de membre, s'ils sont là pour une chirurgie orthopédique."

"Enthousiastes ou déçus, des patients partagés" sur la chirurgie ambulatoire, titre un autre article du Figaro, toujours en page 13. Ainsi, une dame de 73 ans, se dit "bluffée" : "Des infirmiers et l'anesthésiste m'ont contacté plusieurs fois pour savoir comment j'allais et pour évaluer ma douleur." Mais elle reconnaît que la chirurgie ambulatoire n'est pas la panacée. "Cette prise en charge repose sur la responsabilisation des malades. Elle ne peut s'adresser qu'aux patients autonomes et capables de comprendre, et appliquer les consignes données par le médecin", estime-t-elle.

En revanche, certains patients opérés en ambulatoire gardent un mauvais souvenir de cette expérience. C'est le cas d'Anne-Marie, qui aurait préféré un "suivi plus humain". "Une fois rentrée à la maison, j'ai reçu trois SMS. Le premier qui disait « si tout va bien, répondez TVB ». Le deuxième me demandait si j’avais des nausées ou des vomissements… Le troisième me demandait d'évaluer ma douleur sur une échelle de 1 à 10 (…). J'aurais préféré entendre une voix plutôt que ces messages désincarnés", témoigne-t-elle.

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John Sutton

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