Hôpitaux et cliniques notés par les patients

L'ensemble des établissements hospitaliers vont désormais se voir attribuer des notes de satisfaction par les malades.

"Nous avons fait un grand pas, se félicite la Pre Agnès Buzyn, présidente de la Haute Autorité de santé (HAS), c'est un devoir de transparence que nous devons aux patients." La HAS permet aux patients de noter l'établissement de santé dans lequel ils ont été hospitalisés. A ce jour, plus de 56.000 personnes ont déjà rempli le questionnaire de satisfaction établi par cet organisme.

Comme le relève Le Figaro, le score de satisfaction obtenu par les établissements de soins est globalement bon : 72,7 sur 100 (soit 14,5 sur 20). Les trois quarts des établissements obtiennent même une note supérieure à 14/20. Toutefois, des efforts restent à faire en ce qui concerne les chambres, les repas et l'organisation de la sortie. Les notes des établissements sont consultables sur le site www.scopesante.fr.

Il ne s'agit que de premiers résultats : il faudra attendre le prochain bilan, en novembre 2017, pour pouvoir vraiment comparer entre eux les 1.493 établissements sollicités. A terme, chaque patient hospitalisé recevra un mail contenant un lien unique et individuel lui permettant de se connecter au questionnaire en ligne baptisé "e-Satis".

Les meilleurs établissements participants seront récompensés par un "bonus financier" annonce Agnès Buzyn, dans Le Figaro. "C'est un levier supplémentaire pour inciter les équipes à s'inscrire dans cette dynamique d'amélioration de la qualité des soins", explique-t-elle. La "carotte" financière ne sera pas négligeable : 20% des meilleurs établissements recevront une somme allant de 15.000 euros à 500.000 euros, précise Anne-Marie Armanteras de Saxcé, directrice générale de l'Offre de soins (Dgos).

Quelle est la prochaine étape?, interroge Le Figaro. "Il nous reste à travailler sur le champ de la médecine de ville pour lequel nous n'avons pas d'indicateur de qualité et de sécurité des soins, répond la Pre Buzyn, nous avons besoin pour cela de développer des systèmes d'information robustes sur lesquels nous pourrons nous appuyer pour recueillir des mesures fiables."

Un objectif partagé par le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss) dont le chargé de mission santé, Sylvain Fernandez-Curiel, déclare : "Nous souhaitons que ces indicateurs se développent en ville, car aujourd'hui c'est le désert."

En revanche, pas question pour l'instant d'instituer la notation des soignants par les malades. "Nous cherchons à éviter les critères subjectifs", justifie la présidente de la Haute Autorité de santé, sur le site des Echos.

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John Sutton

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