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Hôpital : hausse des tarifs hospitaliers

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé une hausse de 0,5% des tarifs des hôpitaux publics et cliniques. Les acteurs du secteur affichent leur satisfaction.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé le mardi 26 février 2019 sur RTL une augmentation de 0,5% des tarifs hospitaliers en 2019. Attention, prévient Le Figaro, cette progression "ne signifie pas une hausse des frais pour les personnes hospitalisées. Cela veut dire que, de manière rétroactive au 1er janvier, les hôpitaux publics et les cliniques seront remboursés par l'assurance maladie sur des tarifs d'actes plus rémunérateurs".

Libération explique de façon détaillée et technique le processus actuellement en œuvre dans ces établissements. Avec la tarification à l'activité (T2A), rappelle le quotidien, les hôpitaux publics et les cliniques sont financés par le nombre d'actes pratiqués. A chaque acte correspond un tarif, lequel leur est remboursé annuellement par l'assurance maladie.

Pour 2019, seule l'enveloppe de financement des établissements ayant une activité de médecine, chirurgie et obstétrique (MCO) progressera de 0,5%. Les hôpitaux psychiatriques disposeront pour leur part de "100 millions d'euros supplémentaires, puisque ces derniers fonctionnent avec une enveloppe globale".

Cette augmentation des tarifs semble satisfaire les représentants du secteur. Mais elle n'est pas due au hasard. Comme le rappellent Les Echos, "les quatre fédérations hospitalières des secteurs public et privé (FHP, FHF, Fehap et Unicancer) s'étaient unies pour réclamer une hausse de 1% des tarifs hospitaliers quand ceux-ci avaient encore baissé de 0,5% en 2018". D'où la grogne des établissements, à qui toujours plus de sacrifices étaient demandés ces dernières années, comme le souligne le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Frédéric Valletoux, dans L'Express.

Cette hausse de 0,5% est toutefois "un signal positif et la contrepartie des efforts fournis", reconnaît ce dernier. Il marque "surtout la fin d'une mécanique délétère" où, pour préserver les budgets, il faut "qu'il y ait beaucoup plus de malades ou faire beaucoup plus d'actes. C'est malsain".

Dans 20 Minutes, le président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), Lamine Gharbi, remercie "le gouvernement et la ministre pour ce geste fort", alors "que beaucoup d'établissements hospitaliers, dans le public comme dans le privé, sont en grande difficulté". C'est au moins "la première campagne tarifaire positive depuis huit ans", ajoute-t-il dans Les Echos.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)