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Hôpital : déblocage de 250 millions d’euros

Après un premier dégel de fonds cet automne, le ministère de la Santé débloque 250 millions d'euros mis en réserve pour les établissements de santé publics et privés. Une mesure que réclamaient depuis plusieurs mois les fédérations hospitalières.

Les établissements de santé publics et privés vont prochainement se voir attribuer une enveloppe de 250 millions d'euros. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, l'a annoncé le jeudi 1er mars 2018 en précisant que 200 millions seront partagés en fonction de leur activité, et que les 50 millions restants seront attribués aux trésoreries des établissements en difficultés.

Ce geste n'est pas, à proprement parlé, une rallonge budgétaire accordée par le ministère. Il s'agit plutôt, précisent Les Echos, de "crédits qui avaient initialement été mis en réserve l'année dernière".

Selon Agnès Buzyn, rapporte Le Figaro, ce dégel a été décidé, en raison d'"une progression de l'activité des établissements de santé plus faible que la prévision".

Cela dit, font remarquer Les Echos, ce déblocage intervient "alors que les mouvements sociaux ont pris de l'ampleur ces dernières semaines au sein des établissements publics", notamment du côté des soignants, qui se plaignent de leurs conditions de travail. L'attribution de ces 250 millions d'euros viendra ainsi compléter celle déjà accordée cet automne d'un montant de 150 millions.

Au total, calcule le quotidien économique, 400 millions de crédits mis en réserve en 2017 auront donc été alloués aux hôpitaux. Signe que le gouvernement a finalement lâché du lest, lui qui ne souhaitait pas débloquer plus de 150 millions d'euros pour les établissements.

Initialement, ces fonds étaient destinés à "combler le besoin de financement des soins de ville", expliquent Les Echos. Ils sont le fait de la baisse des tarifs des hôpitaux pour 2018 et du niveau des dépenses d'assurance maladie, bien meilleur que celui fixé par  l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam).

Pour rappel, l'Ondam avait été fixé à 2,1% en 2017. Or les dépenses ont "moins progressé que l'objectif voté", a souligné la ministre.

Les quatre fédérations hospitalières doivent plutôt être satisfaites de cette décision. Dès novembre dernier, rappelle en effet Ouest-France, ces dernières avaient réclamé "le dégel en fin d'année de l'intégralité des crédits mis en réserve".

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)