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Hôpital : attention à la sortie et à l’information des patients

Les hôpitaux doivent faire des progrès dans l'organisation de la sortie des patients et dans l'information fournie par les médecins, comme le montre une étude menée par la Haute Autorité de santé.

"Des patients plutôt satisfaits de leur séjour, mais pour autant il n'y a pas de quoi pavoiser, car il reste des points noirs. L'hôpital oublie en particulier que les patients sortent, et qu'il y a une vie après", écrit Libération, à propos de l'enquête sur "la satisfaction des patients hospitalisés en France en 2017", rendue publique hier par la Haute Autorité de santé (HAS).

Pour cette étude, 122.060 patients, hospitalisés dans 1.101 hôpitaux ou cliniques, ont répondu à un questionnaire. Résultats : 85% d'entre eux sont satisfaits de leur séjour, 60% recommanderaient même l'établissement où ils ont été hospitalisés, contre seulement 5% qui dissuaderaient de s'y rendre. La qualité de la prise en charge des médecins et des chirurgiens est saluée par 80% des personnes interrogées, et celle des infirmières et des aides-soignantes par 81%. De même, la quasi-totalité des patients sont satisfaits du respect de leur intimité (89%), ainsi que de la confidentialité et du secret professionnel (94%).

Toutefois, l'hôpital peut mieux faire. "C'est encore et toujours sur l'organisation de la sortie que le bât blesse", souligne Libération. En effet, près d'un patient sur quatre n'est pas satisfait des conditions de sortie, et plus d'un sur trois n'a pas reçu d'information "sur les signes ou complications devant l'amener à recontacter" l'établissement ou son médecin traitant.

Par ailleurs, c'est dans l'anticipation que les médecins et les chirurgiens déçoivent. 27% des patients pointent l'absence "d'explications spontanées" des médecins sur leur état de santé et leurs traitements. "Sur le relationnel, cela ne va pas très bien. Quand on découvre qu'un tiers des patients souhaitent décider de leurs soins avec les médecins sans y parvenir, c'est un problème", estime Chistian Saout, membre du collège de la Haute Autorité de santé et ancien président du Collectif interassociatif sur la santé (Ciss), dans un entretien à Libération.

"La décision partagée doit devenir une pratique : faire participer un patient atteint d'un cancer à une réunion de concertation pluridisciplinaire, c'est se donner plus de succès vers la guérison, affirme Christian Saout. Il ne s’agit pas seulement de mettre une boîte à suggestions et d'attendre."

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John Sutton

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