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Hôpital : alerte sur les emprunts toxiques

Plusieurs organisations hospitalières ont écrit récemment à François Hollande pour l’alerter sur les emprunts "toxiques" souscrits par une centaine d’hôpitaux, rapporte La Croix (page 9). "Il est urgent qu’un dispositif gouvernemental de règlement de la dette des hôpitaux soit mis en place, qui devra nécessairement impliquer une mise à contribution financière des établissements bancaires", estiment les organisations, parmi lesquelles la Fédération hospitalière de France (FHF).

Les hôpitaux publics ont souscrit des emprunts parfois "toxiques" et indexés sur des monnaies étrangères pour financer des plans "d’investissements massifs (…) conformément aux injonctions des pouvoirs publics", rappellent les signataires du courrier adressé au président de la République.

"Mi-janvier, la dette liée à ces prêts toxiques s’élevait à environ 1,5 milliard d’euros", indique, dans La Croix, Frédéric Valletoux, président de la FHF. Avec la flambée de la monnaie helvète, provoquée par l’abandon du taux plancher de conversion de la Banque nationale suisse, "la dette des hôpitaux vient de s’alourdir de plusieurs centaines de millions d’euros".

Dans ce contexte, Gérard Vincent, délégué général de la FHF, juge "dérisoire" le fonds de compensation actuel limité à 100 millions d’euros sur trois ans, notent Les Echos (page 5). "Il faut développer une enveloppe conséquente, c’est-à-dire au moins 500 millions d’euros, et qui ne soit pas prélevée sur le budget annuel des hôpitaux", demandera-t-il à la ministre de la Santé, qui doit le recevoir ce matin. La FHF demande l’intervention de l’Elysée pour "préserver la qualité du service hospitalier".

Selon son président, Frédéric Villetoux, ce problème budgétaire n’a "pour l’instant" pas eu de conséquences pour les patients. "Mais si on ne trouve pas de solution, cela finira forcément par avoir un impact sur les soins", prévient-il dans La Croix.

A lire aussi – Sida : résultats encourageants pour l’essai Ipergay

Une pilule avant, pendant et après une relation sexuelle à risque et des résultats d’une efficacité de près de 90 % contre la contamination par le virus du sida, résume Libération (page 19). C’est ce qu’on appelle la "PREP", pour "prophylaxie préexposition". Les résultats définitifs de l’essai dit "Ipergay" seront rendus publics aujourd’hui lors de la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes, à Seattle (Etats-Unis).

"C’est une magnifique nouvelle, cela va changer fortement la donne de nos politiques de prévention", estime dans Libération, Bruno Spire, président de l’association Aides et coorganisateur de l’essai Ipergay. "La PREP va éviter des contaminations, arrêtons d’attendre." Un appel au niveau européen vient d’être lancé pour une mise à disposition immédiate de la prophylaxie préexposition, qui n’est toujours pas autorisée en France.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)